Un excellent WE rennais !
Des habitants de Brest, Quimper, Lorient, St Brieuc, Granville, Angers, Nantes... convergent désormais tous les ans en mars, vers ce rendez-vous de blogueurs de l'ouest devenu mythique.
Quelques photos pour témoigner de l'excellente humeur du jour (malgré un temps typiquement breton), après le repas marocain délicieux.
Eh eh, Géraldine, loupé pour la photo choc-glamour avec le GRAND écrivain dont nous sommes toutes admiratives, je me suis glissée derrière, entre vous - ah l'ignoble farceuse ! ![]()
Dans le désordre : Sylire, Constance, Gambadou, Gwenaelle, Sandrine, Joelle (et son Mr, qui ne se lasse pas de nous photographier, d'année en année... enfin, on ne lui laisse guère le choix
), Enna, Géraldine, Mireille (lectrice de blogs et babelieuse), Emilie.
Mais si, Sandrine, Gambadou ouvre parfois les yeux devant Florian ! ![]()
Yvon, où es-tu ? si vous voulez le revoir, il était là ! et de Midola, vous ne verrez que les jolis cheveux clairs sur la photo des groupies infra.
Je rassure tout le monde : les bises ont bien voyagé et été transmises. Lucie, Mireille est contente d'avoir trouvé aussi/plus bavarde qu'elle. Des noms ? tt ttt, je ne dirai RIEN !!!
Ravie de vous avoir revus, et d'avoir enfin rencontré Constance !
- Les groupies de Sorj C., bravant pluie et tempête -
Témoignage de la dame en noir aux cheveux gris (ma maman), fan des rencontres autour des auteurs, mais qui ne connaissait pas les retrouvailles de blogueurs : "Vous êtes un groupe vraiment sympathique".
Bientôt les photos des livres qui m'ont fait craquer.
A vos agendas !
Yvon nous informe que le salon du livre rennais aura lieu cette année dès le 1er WE de mars. Infos là.
Beaucoup d'auteurs bretons à rencontrer librement pour une dédicace ou des échanges, bien sûr, et des tables rondes vraiment intéressantes.
Mais c'est également devenu un rendez-vous de blogueurs, on se met d'accord pour se retrouver le samedi ou le dimanche.
Vous nous rejoignez ? Les non-blogueurs sont également les bienvenus ! Mireille peut témoigner : elle a autant papoté que nous à Huelgoat. Pas vrai !? ![]()
~ Goncourt des lycéens, rencontre à Nantes le 18/10, quelques paroles notées... (3)
QUELQUES MOTS ENTENDUS, NOTES, LORS DE LA RENCONTRE "GONCOURT DES LYCEENS" 2011 - Nantes, 18/10/2011 - (3/3)

Sorj Chalandon, Retour à Killybegs
Lycéen : « Y a-t-il une continuité entre Mon traître et Retour à Killybegs ? »
SC : « C’est un écho. »
« La problématique du traître est passionnante. Dans le titre il y a « mon » comme « mon ami » et « traître »… comme celui qui m’a trahi. »
A écrit Mon traître pour faire « son deuil de son amitié, de sa colère, de sa rancœur. »
Il était lui-même dans l’histoire du traître, ils ne se sont pas quittés pendant 20 ans.
"Avant d’être un traître, Denis était un combattant."
« Pendant des années, on n’a pas eu les mots pour dire les choses, comme ceux qui rentrent des camps. »
Lycéen : « Pourquoi tant de scènes choquantes et violentes ? »
SC, visiblement étonné : « Parce que ça m’a choqué, parce que c’est violent, parce que c’est la guerre ».
« Tous ces gens-là ont vécu dans cette horreur-là. Je ne vous y emmène pas pour vous rincer l’œil, mais pour comprendre pourquoi ils se battent. (…) On me dit « Pourquoi vous ne tournez pas la page ? » Eh bien parce qu’avant de la tourner, il faut la lire, la page. »
« On a tous en nous un traître, et un trahi. Là je parle de l’Irlande. On est le 18/10/2011, le 17/10/1961, des dizaines de travailleurs algériens ont été jetés dans la Seine… Quand vous lisez ce livre, pensez à toutes les barbaries… »
« Dès lors que quelqu’un se sent opprimé dans sa culture, dans sa langue, ça m’intéresse »
« Je me sens vide, fatigué, triste mais je ne permettrai à personne de le juger [mon ami/traître]. »
Carole Martinez, Du domaine des Murmures
[ Je décide de relâcher mon attention, émue par le témoignage de Sorj Chalandon… Mais impossible : Carole Martinez a des dons de conteuse inouïs, sa façon de parler et son sujet me captivent rapidement : les femmes ‘recluses’, ‘emmurées’ au Moyen-Age, phénomène qui m’avait déjà beaucoup impressionnée dans Je, François Villon de Jean Teulé. ]
« D’immobile en immobile, les messages passaient. »
« J’adore « travailler » la matière féminine. » (= façonner des personnages féminins.)
Elle construit un décor avant de commencer son livre, ici : un château en tuffeau.
« La réclusion était la seule forme de rébellion possible pour les femmes à cette époque. »
Lycéen : « Critiquez-vous la place de la femme dans la société médiévale ? »
CM : « Elles ont su trouver des voies détournées pour accéder au pouvoir mais les portes se sont vite fermées pour ces femmes. »
« Pour moi, la spiritualité et la religion ne sont pas la même chose… Au XIIe siècle, l’être humain baignait dans le sacré, le sacré chrétien et un sacré beaucoup plus populaire (sacré druidique, les saints)… »
Lycéen : « Quel est le message que vous souhaitiez faire passer dans ce livre ? »
CM, après réflexion : « Eh bien : Attention, rien n’est aussi stable que ce qu’on peut imaginer, il faut toujours être prudent. »
A passé quatorze ans à mûrir et écrire Le cœur cousu, elle pense à Du Domaine des murmures depuis sept ans.
David Foenkinos, Les souvenirs
Evoque dans ce livre « l’extrême vieillesse, quand les personnes se rendent compte qu’elles deviennent une source d’angoisse pour leur entourage. »
« C’est un livre sur les rapports entre les générations, entre le narrateur et son père, le narrateur et sa grand-mère. »
Ce dixième roman est celui « qui m’a pris le plus de temps, c’est aussi le plus personnel, mais le burlesque le rattrape parfois. »
Lycéen : « Vous donnez une image très négative des maisons de retraite ! »
DF, très surpris : « Vous trouvez ? Ce fut extrêmement violent pour moi de voir mon grand-père dans cette maison de retraite. J’ai plutôt voulu alléger certaines choses. »
« Les souvenirs d’autres célébrités sont vrais, j’ai lu des biographies, trouvé des anecdotes intéressantes. »
« C’est un changement fondamental pour moi. C’est mon dixième livre et jusqu’à présent, j’étais incapable d’évoquer des choses personnelles. Habituellement, l’écriture est pour moi le refuge dans la fiction. »
Résultat du vote des lycéens demain. Quelques auteurs ont reçu un accueil particulièrement chaleureux, enthousiaste, lors de cette rencontre (et dans les autres villes, je n'en doute pas), Sorj Chalandon est l'un de ceux-là et cela l'émeut énormément.
Goncourt des lycéens, rencontre à Nantes le 18/10, quelques paroles notées... (2)
QUELQUES MOTS DU GONCOURT LYCEENS 2011 - Nantes, 18/10/2011 - (2/3)
Ali Magoudi, Un sujet français
« J’ai écrit ce livre pour mon fils, il avait 7 ans au début de ma quête, il en a 10 aujourd’hui. (…) Pour qu’il ne soit pas confronté au trou que mon histoire m’a légué. »
« Ce qui circule dans les familles, ce n’est pas la vérité (à part chez les paranoïaques), c’est un héritage d’énigmes. »
« Tous les écrivains vous diront que quand on écrit un livre, on n’est plus le même avant et après. (…) Quand on a quelque chose en tête, si on l’écrit, on n’est plus la même personne. »
Simon Liberati, Jayne Mansfield 1967
Six mois d’écriture, enquête comprise, investigations principalement sur internet, en faisant bien sûr le tri. Il n’a jamais mis les pieds à la Nouvelle-Orléans.
« Le pathétique chez Jayne Mansfield, c’est qu’elle a la notoriété mais qu’elle n’a pas l’estime, et ça c’est pathétique. »
-> problème très actuel, c’est le cas de de beaucoup de people aujourd’hui…
Lycéen : « Limonov est-il un héros pour vous ? »
EC : « Pour lui-même, c’est un héros, et je dis ça sans ironie. J’ai raconté la vie de quelqu’un qui s’est toujours vécu comme un héros. »
EC se définit comme un portraitiste : les contrastes d’un même personnage, ses différentes facettes l’intéressent.
Limonov est « un loser magnifique ». Il a « une vie aventureuse, romanesque, Limonov a voulu être les quatre mousquetaires à lui tout seul et le Comte de Monte-Cristo Il a des positions politiques et guerrières qui me gênent beaucoup mais qui lui, ne le gênent pas du tout. (...) Pas du tout un rapport d’amitié entre nous. (...) Quand on fait un livre sur un personnage réel, on le choisit soit parce qu’il vous ressemble, soit au contraire pour faire un portrait en creux. »
Lycéen : « Pourquoi êtes-vous si présent dans votre livre ? »
EC : « Ca me paraîtrait bizarre de m’absenter d’un livre comme ça (…) J’éprouve le besoin d’accompagner le lecteur, de le prendre par la main. (…) Quand je lis un livre, j’aime bien savoir qui me raconte l’histoire qu’on me raconte et pourquoi on me la raconte. »
« J’ai sans arrêt changé d’avis sur lui en écrivant le livre. (...) Je trouve son attitude fasciste, méprisante, devant l’existence. (…) Montagnes russes dans les sentiments qu’on peut éprouver à l’égard du personnage ».
« Livre relativement amusant à écrire, à cause de tout ce côté aventure, un roman à la Dumas, le côté sale gamin. »
Encore trois auteurs, bientôt...
Agenda !
(source : Presse-Océan)
Vite, finir Retour à Killybegs...
Goncourt des lycéens, rencontre à Nantes le 18/10, quelques paroles notées... (1)
QUELQUES MOTS DU GONCOURT LYCEENS 2011 - Nantes, 18/10/2011 - (1/3)
Ce n’est pas un compte rendu exhaustif, ce sont juste quelques phrases saisies, aimées, notées, c’est plus ou moins étoffé selon ma connaissance préalable de l’auteur, de son oeuvre. Langage parlé non remanié… Et comme toujours, la crainte de trahir les propos de l’auteur, lorsque les mots sont sortis de leur contexte, comme cela. (vous pouvez bien sûr réagir si vous n'êtes pas d'accord)
Véronique Ovaldé - Des vies d'oiseaux
Lycéen : « Pourquoi l’Amérique latine et des lieux fictifs dans les deux derniers romans ? »
VO : « J’ai toujours vécu mon écriture comme un espace de liberté totale. Le fait de déplacer mon histoire me permet une totale liberté. (…) Mais j’ai besoin de nommer les lieux inventés, cela crée des repères supplémentaires pour moi. »
Journaliste : Écriture très ‘sensuelle’, qui sollicite les 5 sens.
VO : « Le fait de convoquer le lecteur dans un lieu que je ne connais pas, il lui faut quelques éléments. Etre aussi précise, aussi détaillée dans les sensations, permet de camper un décor. »
VO : « Beaucoup de mes romans parlent de la tyrannie des familles, le fait de devoir s’extirper d’une famille ultra-toxique. »
VO : « Beaucoup de pères, quand leur fille devient une femme, ont beaucoup de mal à trouver le chemin qu’il y avait entre eux quand c’était une petite fille. »
VO : « Le lieutenant Taïbo est crucial dans cette histoire, c’est un élément pilier. »
VO : « Comment se libérer est une question qui me préoccupe beaucoup. Pas ce livre en particulier, mais l’écriture en général m’a libérée. Le fait d’écrire est quelque chose de très libérateur. »
Lycéen : « Pourquoi ce titre ? comment l’avez-vous choisi ? »
VO : « J’écris toujours un roman sans titre. Je le donne à mon éditeur sans titre, puis je me donne du mal à trouver un titre. (…) Tous ces personnages fragiles, leurs vies éphémères et volatiles m’évoquaient des oiseaux. Idée de quelque chose de fragile et grave à la fois. Vida pourrait être une perruche, Gustavo un dindon, le jeune couple des coucous qui habitent les « nids » des autres. »
L’auteur a rédigé une première version, beaucoup plus longue, avec le point de vue de chacun des personnages, donc il fallait utiliser une écriture différente à chaque fois. A passé des milliers d’heures avec ses personnages. Mais elle en avait « oublié sa propre voix ». Elle a tout réécrit avec un narrateur extérieur, tout en gardant en tête un « souterrain » sur la vie des personnages (ce qui apparaissait dans la première version). A besoin de s’intéresser fortement à ses personnages.
Lyonel Trouillot - La belle amour humaine
« Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ? » (une phrase de son dernier roman citée par un lycéen).
« L’usage que j’en fais est déjà de me poser la question, sinon on devient comme un automate dans sa propre vie. »
Morgan Sportès - Tout, tout de suite
Roman-documentaire sur l’affaire Ilan Halimi et le « gang des barbares », dirigé par Youssouf Fofana.
Auteur de « L’Appât », porté à l’écran par Bertrand Tavernier. « Il s’agissait alors de jeunes qui vivent dans la société du spectacle. (...) La façon dont nos cerveaux sont lessivés par les médias.»
Les « plus » aujourd’hui par rapport à «L’appât » (roman basé sur un fait divers des années 1990) : les banlieues, la mondialisation.
MS a entamé une correspondance avec Fofana, ça s’est mal terminé. Il a voulu les manipuler. « Pose théâtrale d’un Ben Laden ou Che Guevara. »
« Ilan Halimi a été détenu dans des conditions atroces, un des geôliers a craqué. Climat de peur, de crainte. »
L’auteur est allé « dans tous les endroits, notamment le bois, c’était très émouvant. »
« Le livre est à 98% fondé sur des faits réels. »
« Rapport de mépris entre les geôliers et Ilan Halimi. »
Lycéen : « vous n’avez pas peur de donner une image négative de la banlieue ? »
MS : « J’écris sur une bande. Fort heureusement, cette bande n’est pas toute la banlieue. (…) Je ne veux pas donner une image péjorative des banlieues, mais il y a un problème social des banlieues. (…) Ce n’est pas un discrédit que je pose sur les banlieues, mais ça pose un problème (…) Phénomène de ghettoïsation. »
« Quand ces gosses se convertissent à l’Islam, ce n’est même pas de la tartufferie, c’est de la schizophrénie. Ces gosses-là sont dans l’aliénation. » (pas de panique, l’auteur ne condamne pas l’Islam, il évoque ici l’adhésion subite à une religion qui, comble de l’ironie, prône l’amour).
Lycéen : Titre « Tout, tout de suite » ?
MS : « Ils veulent tout, avec le spectacle de la richesse à la télé, tandis qu’eux sont ‘no future’. »
« Youssouf a à la fois un côté rigolard, tchatcheur, et tout à coup son visage change, il y a un monstre, il y a un pervers. »
« C’était assez accablant de passer deux ans (sur ce personnage, pour écrire le livre) à ce niveau-là de bêtise. Besoin de soupapes pour respirer, avec de l’ironie. »
« Je suis marqué par les photos du cadavre de la victime : comme si les souffrances endurées l’avaient fait mûrir, avaient fait de lui un vieillard en quelques jours. »
Les 6 autres auteurs bientôt...
Goncourt des Lycéens 2011 à Nantes (Fnac/Gaumont)
Vous connaissez le Goncourt des Lycéens ? moi, pas très bien, je n'ai pas tout compris sur les modalités de vote des lecteurs, mais bon, je compléterai quand j'aurai les infos... Une classe par département y participe, j'ignore dans quelle mesure les élèves sont volontaires ou non, à préciser... J'ai interrogé une de mes jeunes voisines : elle avait déjà lu 10 livres sur 15, bien décidée à finir pendant les vacances de la Toussaint. Allez, je peux le dire, je ne connais même pas son nom : son favori est un ouvrage largement autobio, que j'ai beaucoup aimé aussi...
Pour en savoir plus, la plateforme d'échanges Goncourt des lycéens.
Les Fnac de Toulon, Toulouse, Nancy, Lyon, Paris, Nantes, Mulhouse, Lille
ont accueilli à elles 7 à tour de rôle environ 2 000 lycéens et quelques auditeurs libres volontaires (blogueurs, lecteurs)
et bien sûr la plupart des auteurs sélectionnés pour le Goncourt.
A Nantes, cet après-midi, Val et son mari, Sandrine, Sylvie (grande lectrice non-blogueuse mais sur Babelio) et moi avons écouté de toutes nos oreilles, captivés :
Véronique Ovaldé
Lyonel Trouillot
Ali Magoudi
Morgan Sportes
Simon Liberati
Emmanuel Carrère
Sorj Chalandon
Carole Martinez
David Foenkinos
Un moment dense et passionnant, 1/4 d'h par auteur, pas de temps mort. Vif intérêt pour la plupart des prestations (sentiments d'émotion et de révolte partagés avec 2 écrivains particulièrement convaincants), très envie de découvrir les ouvrages rapidement.
Dans un premier temps :
Des Vies d'oiseaux, de Véronique Ovaldé, est le seul que j'ai lu parmi les ouvrages présentés cet après-midi - mon coup de coeur de toute l'année 2011 pour l'instant. Limonov et Les souvenirs en cours, mais je manque d'énergie pour lire... à reprendre.
Grand MERCI pour ce moment intense à tous les organisateurs, et à la médiatrice Anaïs, toujours charmante par mail, et très réactive ! ![]()
- pas pris de photo, mais il me semble que la presse était là, à surveiller demain dans vos quotidiens régionaux sur tout le "grand Ouest", les lycéens étaient venus d'Amboise, Bordeaux, Brest, Angers, Lorient, etc. -
Quelques mots sur/de Delphine de Vigan
J'ai soigneusement pris en note jeudi soir certaines paroles de Delphine de Vigan qui m'ont marquée, touchée. Je suis consciente qu'une phrase hors contexte peut être trompeuse, perçue différemment. J'espère néanmoins ne pas trahir les propos de l'auteur... N'hésitez pas à réagir en commentaire ou par mail via 'contactez l'auteur' sur ce blog si vous étiez présents jeudi et n'êtes pas d'accord...
* * *
Delphine de Vigan :
- " se mettre en scène en train d'écrire est une manière de tendre la main au lecteur... " (à propos de ses apartés au fil de la rédaction dans Rien ne s'oppose à la nuit, sur ses états d'âme par rapport à sa famille, le fait de rester proche de la réalité malgré la volonté de romancer, de privilégier une version parmi plusieurs, etc.)
- sur le 'poids' du passé familial dans la filiation : " Il y a ce qu'on transmet [à ses enfants], ce qu'on n'a pas envie de transmettre, ce qu'on transmet malgré soi. C'est le questionnement de tout parent. Faut-il tout dire ? "... Delphine de Vigan a été " rattrapée par ce qu'elle n'avait pas dit. "
- " Ce livre est nécessaire pour mes enfants. Il les allège, les débarrasse en partie de quelque chose, cela dévie la trajectoire... "
- Jours sans faim est un livre " sur l'anorexie, mais aussi sur la difficulté à devenir une grande personne. "
L'éditrice : Delphine de Vigan a le don de " dire l'intime en nous parlant toujours de nous "... " Chacun revisite son histoire familiale en lisant ce livre. " --- Comme cela est vrai !
Quelques uns des livres/auteurs préférés de Delphine de Vigan :
- L'intranquille de Gérard Garouste, témoignage d'un 'bipolaire'
- Un bonheur parfait, James Salter (et cet auteur en général) - c'est LE livre qu'elle aurait aimé écrire
- Laura Kasischke, son écriture, son univers
- L'année de la pensée magique, Joan Didion. "... autopsie du deuil, un livre qui décrit de manière presque clinique toutes les questions qu'on peut se poser après la mort de quelqu'un."
* * *
Bien envie de découvrir ces auteurs (je connais déjà Kasischke), et de relire No et moi (et de le passer à mon fils), Jours sans faim, Les mauvais garçons...
La rencontre en 2009 sur Les Heures souterraines ici.
- - - Un coucou à Sylvie rencontrée ce jour-là ! A très bientôt ici, sur Babelio, et/ou lors d'un prochain rendez-vous nantais avec un auteur ! - - -
















