~ Les tribulations d'un Breton errant, Corinne Roche
Benjamin Poullaouec a la bougeotte. A vingt-cinq ans, après ses études d'anglais et un tour du monde bohème, le voilà de retour dans sa Bretagne natale. Il est hébergé chez sa soeur et son beau-frère - lequel est pressé de le voir se trouver boulot et appart' et accessoirement débarrasser le plancher. A quelques jours de sa nouvelle vie de prof, Benjamin s'envole sur un coup de tête pour Israël, séduit par une annonce d'expérience de vie en kibboutz.
Après un début relativement badin, des propos plutôt légers, le lecteur suit les observations du narrateur qui découvre la vie à Jérusalem avec ses yeux naïfs d'occidental - les nôtres, donc - informé jusqu'alors de manière partielle et orientée par "nos" médias. Ca fourmille de réflexions tous azimuts, en particulier lorsque notre Breton revient faire un bref séjour en France et présente le conflit israélo-palestinien à une poignée d'amis. C'est intéressant et instructif, non dénué d'humour, et tendre. On ne peut qu'accorder du crédit à ces propos, l'auteur sait de quoi elle parle, ayant passé elle-même quatre années en Israël.
Ce roman est initialement paru en format broché sous le titre plus explicite de Mazel tov, Mister Poullaouec ! Je trouve dommage qu'il n'ait pas été conservé.
Roman à dévorer.
15/20 -
27 & 28/01
Les tribulations d'un Breton errant, Corinne Roche, Pocket, janvier 2012, 190 p.
De cette auteur, j'ai beaucoup aimé Une petite fête sur la planète (adoption) et j'avais apprécié Papier machine (couple, travail, écriture). J'ai encore Fred et Mathilde dans ma PAL.
Le blog de Corinne Roche ici.
~ A marée basse, Jim Lynch
Miles raconte l'été de ses 13 ans. Il habite près d'une baie de l'Océan Pacifique dans l'Etat de Washington. Il s'y adonne à sa passion pour la faune marine et pour des lectures scientifiques. Ces centres d'intérêt le font passer pour un hurluberlu aux yeux de son grand copain Kenny, qui s'intéresse quant à lui surtout aux filles... Leurs initiations croisées sont l'occasion de quelques situations truculentes.
Alors qu'il recherche des animaux marins pour les revendre, à un restaurateur ou pour des collectionneurs, Miles découvre des specimens très inattendus. Ces découvertes le rendront célèbre. Miles en est flatté mais est surtout préoccupé par la mauvaise entente entre ses parents, l'état de santé déclinant de la voisine âgée dont il est proche ainsi que par son amour pour une autre voisine de 10 ans son aînée.
Un livre très plaisant, parfois drôle, mais aussi très sérieux par les thèmes qu'il aborde (fin de l'enfance, maladie, séparation,...). Comme Canel, j'ai songé au célèbre Doc (in Rue de la Sardine et Tendre jeudi) de Steinbeck, en raison de thèmes communs à ces livres.
Merci à Biblio pour la découverte.
A marée basse, Jim Lynch, Le Livre de Poche, mars 2009, 346 p.
:D Noël au balcon, janvier riche en cochons...
Pas tous cochons, mais rigolos quand même
quesque veut dire la cannelle -> c'est vrai que je ne suis pas toujours bien claire dans mes propos... Sinon la cannelle est une épice délicieuse provenant d'une écorce d'arbre, le cannelier
visages de femmes nues -> leurs VISAGES ?
chate poilue a idriss -> ...
les femmes poilues celebres -> je ne suis pas célèbre
erotic fantastique -> l'érotique, c'est fantastique !! (ah non, pardon, c'est le plastique, et le caoutchouc hyper dou-oux, cf. ici pour (re)découvrir ce must des 90's)
femme mature poilue -> après le naturel, la maturité. Et les 2 ensemble, non ?
ma première fille nue -> t'as quel âge mon grand ? dis-nous tout ! Il existe des Playm*bil en maillot de bain. Genre ça, ça irait ?
sexe de petit cochon -> il paraît qu'ils sont vrillés aussi, comme leur petite qu3ue, je connais des "experts" !
préliminaire érotique exotique
faire l'amour avec sa belle mere -> non merci pour moi... c'était gentil de proposer, mais... ![]()
~ Les mots qui tuent, Agnès de Lestrade
Mara manque d'amour, son père est parti à sa naissance, sa mère est débordée par son travail de couturière. Alors la petite fille écrit dans son cahier, des mots "qui tuent", violents, pour exprimer sa colère, sa haine envers cette mère qui ne l'utilise que comme mannequin pour mettre ses créations en valeur.
En grandissant, elle se réfugie de plus en plus souvent chez sa grand-mère, femme douce et compréhensive. Elle trouve aussi une amie, en 4ème, Clara. Celle-ci vit seule avec son père. Délurée, elle fume, boit de la bière. Mara ne veut pas la décevoir, elle marche sur ses traces - la devance ? - jusqu'au mensonge, au drame.
Un roman court, dense, facile à lire, au sujet délicat. Jusqu'où est-on prêt à aller pour ne pas perdre l'estime de ses amis quand on a tant de mal à se faire aimer ?
A partir de 13-14 ans... pas avant, le format est trompeur.
14/20 -
< 1h
Les mots qui tuent, Agnès de Lestrade, Editions Sarbacane, janvier 2011, 59 p.
Swap Eros & Thanatos
Deux partenaires comblées ce soir : Aproposdelivres et Sandrine... le mystère reste entier pour nous : toutes les photos le jour de la Saint-Valentin - ou presque : le 15/02 !
~ On va te faire ta fête Maman ! - Nadège Beauvois & Florence Cestac
Je ne suis jamais complètement enthousiasmée par les ouvrages de F. Cestac, et pourtant je continue d'en emprunter à la médiathèque ; j'y trouve bien mon compte quelque part, j'arrive à sourire en les lisant et c'est déjà ça...
De la grossesse aux premiers mois de la vie de jeune maman, les auteurs passent en revue les moments moins drôles - voire triviaux - de la maternité : les maladresses verbales du personnel médical ou des bonnes copines, les vacheries glissées par les grands-parents (surtout côté belle-famille
), les collègues, les supérieurs hiérarchiques, etc.
Comme d'habitude avec Cestac c'est sans pincettes, sans complaisance, et même souvent cru.
En BD pour les futurs parents, il y a plus mignon, selon moi : Le guide du moutard de Jul et un album de Manu Larcenet (je ne dis pas de quelle série il s'agit, surprise si vous devez les lire)... Et pour les premiers mois avec l'adorable/abominable bébé, découvrez une petite fille qui ressemble à s'y méprendre à votre Trésor : Maé de Pacco.
12/20 -
25 janvier
On va te faire ta fête Maman ! - Nadège Beauvois & Florence Cestac, Dargaud, avril 2011, 140 p.
Challenge petit Bac de Enna, catégories Loisirs

~ Le chant des Sirènes, Val McDermid
Angleterre, milieu des années 1990. Des enquêteurs sur les traces d'un serial killer sadique surnommé 'le tueur des Homos'. Dans l'équipe, l'inspectrice Carol, épaulée par un profileur, Tony - ce qui est visiblement nouveau dans ce pays à cette époque, cette contribution laissant la plupart des policiers sceptiques voire hargneux.
Une enquête somme toute classique, pour une série de crimes particulièrement atroces, les victimes succombant à la douleur, sous la torture d'engins médiévaux...
Il s'agit du premier opus de la série "Carol Jordan" de cette auteur, ce qui doit expliquer la mise en place laborieuse du récit, la lente présentation des différents membres de l'équipe, les querelles entre eux, vaines et agaçantes pour le lecteur. On avance doucement dans leurs investigations, en alternance avec la voix du meurtrier (témoignage sur 'disquette 3 pouces 1/2' !), qui décrit minutieusement ses états d'âme, ses discours silencieux aux victimes, et ses méthodes depuis son premier crime recensé.
Si l'érotisme sado-anal vous révulse, je vous dirai quelles pages éviter car les tortures subies par François Villon dans l'ouvrage de Jean Teulé font pâle figure à côté de celles-ci... Malgré ces moments difficilement supportables, j'ai dévoré ce polar pervers, et je ne saurais dire si c'est réellement le suspense qui m'a fait tourner frénétiquement les pages ? ou le plaisir de voir le profileur faire progresser l'enquête ? ou autre motif moins avouable ? ![]()
Quoi qu'il en soit, j'ai hâte de retrouver Carol et ses collègues, et promis, pas pour assister à d'éventuels ébats entre eux (car bien sûr, il y a de l'amourette dans l'air, cela semble incontournable dans le style)... Au suivant, donc : La fureur dans le sang...
Mémo : pour du sadisme rectal (et même pas rectiligne) : Je, François Villon de Teulé. Pour du travail minutieux de profilage : L'aliéniste de Caleb Carr. Pour les deux : ce livre.
L'avis enthousiaste de Joelle.
15/20 -
22-24 janvier < souvenir du Comptoir du Livre à Angers avec Sandrine et aBeiLLe !! >
Le chant des Sirènes, Val McDermid, traduit par Annie Hammel, J'ai Lu, mai 2007, 504 p.
Challenge petit Bac de Enna, catégories Loisirs ET Animal de légende (merci Enna !)

Challenge Thriller de Cynthia, catégorie "Même pas peur" : 15/8
Vous cherchez des idées "lectures-frissons" ? récap des thrillers lus par les inscrits ici

~ Les cahiers Russes, La guerre oubliée du Caucase - Igort
Cette bande-dessinée, éditée avec le logo d'Amnesty International, raconte le conflit entre la Fédération de Russie et la population tchétchène. Elle consacre une large place à l'action d'Anna Politkovskaïa ainsi qu'à son assassinat. Le contenu de ce livre est particulièrement sombre et dur, notamment ses passages consacrés aux témoignages de tortures et d'assassinats.
Les responsabilités des autorités russes sont très clairement énoncées mais l'ouvrage analyse aussi les motivations diverses des auteurs des actes qu'il dénonce : du simple soldat paumé qui n'a guère le choix, aux décideurs motivés par le pouvoir et l'argent, en passant par les bourreaux zélés accros à la violence qu'ils infligent.
Quelques flash-back ou références à la culture russe sont intéressants et bienvenus (éléments sur les vies de Dostoïevski et de Tolstoï), mais d'autres m'ont en revanche semblé superflus. Ainsi, la dernière partie du livre intitulée "Limbes" retrace la collectivisation forcée en Ukraine et ses conséquences dramatiques, sans explication sur l'objet de ce rappel et son lien avec le conflit en Tchétchénie : c'est dommage, même si cela amène lecteur à réfléchir.
Les couleurs ternes et un graphisme très simplifié m'ont d'abord rebuté mais ils me sont finalement apparus bien adaptés aux propos de l'ouvrage : trop de réalisme aurait parfois été difficilement supportable.
Je recommande vivement cet ouvrage à ceux que le sujet intéresse et aux curieux de l'actualité (la vie n'est toujours pas rose en Tchétchénie, et Poutine et son réseau sont encore aux commandes de la Fédération de Russie).
Les cahiers Russes : La guerre oubliée du Caucase - Igort, Futuropolis Gallisol Editions, janvier 2012, 171 p.
Merci Canel ! ![]()
~ 92 inventions inutiles et indispensables, Andy Riley
Tout est dit dans le titre, mais la couv ne rend pas justice à l'ingéniosité et à l'humour dont fait preuve l'auteur sur la grande majorité des gags.
Même esprit que Le coup du lapin, parfois mâtiné de la méchanceté gratuite déployée dans Méchants cochons. Ce petit recueil, drôle et logique, est un régal. Il faut parfois s'attarder quelques secondes supplémentaires car Andy Riley a bien intégré ses cours de mécanique et le système des poulies (lui !)... ce qui peut donner lieu à des constructions très élaborées.
Accessible dès 10 ans comme Méchants Cochons, moins noir que Le coup du lapin...
15/20 -
21 janvier
92 inventions inutiles et indispensables, Andy Riley, Chiflet & Cie, avril 2010, 60 p., 11.40 €.
Vu chez Gridou.
- dans chaque bulle, la voix du GPS : 'turn right' -
~ Les larmes de l'assassin, Thierry Murat

Au bout du monde, les terres arides et le climat hostile de la Patagonie. Une famille arrive chez un gangster. Bientôt il ne reste plus que l'enfant et l'assassin. Ils s'apprivoisent, des liens père-fils se créent.
Album emprunté plusieurs fois, jamais eu envie de l'ouvrir jusqu'alors. Le noir qui occupe plus des trois quarts de la couverture ? Peu de couleurs dans les pages, l'ensemble est froid, à l'instar de l'environnement, du récit. Chaque planche est néanmoins colorée de superbes camaïeux, le trait est à l'encre noire, évoquant par moments des pochoirs. L'histoire est belle, émouvante, soulignant l'importance des liens affectifs pour un enfant, que le personnage référent soit "respectable" ou pas...
Il me reste désormais à découvrir le roman jeunesse éponyme d'Anne-Laure Bondoux, dont Thierry Murat dit s'être "librement inspiré".
15/20 -
21 janvier
L'avis de Mr :
Cette bande dessinée raconte l'histoire peu banale d'un enfant élevé par un meurtrier. Elle ne laisse pas indifférent mais le ton détaché du récit dérange et permet difficilement de comprendre les réactions de l'enfant. Moins emballé que Canel par le graphisme et par l'histoire, pour les raisons précitées, j'ai cependant apprécié cet album.
Les larmes de l'assassin, Thierry Murat, Gallisol, février 2011, 128 p.
Challenge petit Bac de Enna, catégorie Fonction (l'assassin)















