Les messagers du temps, tome 1 : Rendez-vous à Alesia - Evelyne Brisou-Pellen
Junior a lu :
Dans un village, trois jeunes gens - Pétrus, Windus et Morgana - de tribus différentes découvrent qu'ils sont nés le même jour. Ils ont des pouvoirs magiques, et quand ils sont ensemble, ces pouvoirs sont encore plus puissants. La guerre éclate entre César et Vercingetorix. Les trois amis vont se servir de leurs dons pour survivre et se retrouver.
J'aime beaucoup cette auteur. J'ai apprécié dans ce livre les effets du destin, et le fait que le fantastique et la mythologie rejoignent l'Histoire. On voit ainsi les stratégies offensives et défensives des deux armées - que les héros parviennent à déjouer... Le suspense est présent. Dommage que le roman soit si court. J'ai hâte de lire les cinq autres tomes.
Les messagers du temps, tome 1 : Rendez-vous à Alesia - Evelyne Brisou-Pellen, Gallimard, Folio, février 2009, 140 p.
Précision de Canel : Ouvrage dédicacé par Evelyne Brisou-Pellen le 14/03 à Rennes. Ce fut l'occasion de dire à cette grande auteur que Junior avait beaucoup apprécié, vers 9-10 ans, la série des Garin Trousseboeuf (intrigues médiévales avec un scribe pour héros). Evelyne Brisou-Pellen est passionnée d'Histoire, elle aime beaucoup se documenter sur les périodes où elle situe ses intrigues.
C'était notre terre, Mathieu Belezi


Présentation de l'éditeur : Le domaine de Montaigne, quelque part dans le Dahra berbère, propriété depuis plus d'un siècle des Saint-André. Tel est le décor de ce roman choral entêtant qui tisse la trame complexe d'une page douloureuse de l'histoire de l'Algérie à travers les voix de six personnages. Tour à tour conquérantes, désespérées, implorantes, le plus souvent discordantes, ces voix s'interpellent et se répondent pour composer le chant funèbre de l'Algérie coloniale, celui des vainqueurs comme des vaincus, unis désormais dans la souffrance d'un déracinement insurmontable. (...)
Roman polyphonique : témoignages successifs des membres de la famille des Saint-André. Ils se souviennent de l'Algérie coloniale où ils vivaient. Le style est très particulier : dialogues et souvenirs alternent, jamais de points, seuls les dialogues viennent couper les phrases et hachurent alors le propos. Les protagonistes me sont pour la plupart antipathiques : les domestiques algériens sont souvent maltraités, les colons se confortent dans leur position d'êtres supérieurs... Bref, encore un ouvrage dans lequel je ne parviens pas à m'immerger, je pense que si le charme n'opère pas au quart du livre, ce n'est pas la peine d'insister...
Emmyne a été séduite.
C'était notre terre, Mathieu Belezi, LGF, Le Livre de Poche, mars 2010,
Un tueur à Munich : Josef Kalteis - Andrea Maria Schenkel
Fin des années 1930 dans l'Allemagne nazie, Josef Kalteis est condamné à mort puis guillotiné. Il a violé et assassiné plusieurs jeunes filles, dont l'innocente Kathie, venue en ville pour y "trouver le bonheur" : "Elle chercherait une place et ne retournerait plus jamais à la campagne. C'était beaucoup mieux ici. Elle deviendrait une dame de la ville. Le bonheur était dans la rue, elle n'aurait qu'à se baisser pour le ramasser." (p. 37). On suit l'errance de cette jeune femme naïve dans Munich, son amitié pour un couple, son engouement soudain pour un mystérieux chauffeur, et enfin sa façon désespérée de se donner à qui veut. En parallèle, on subit les actes du tueur en série, et les détails atroces iront crescendo.
De Andrea Maria Schenkel, j'avais apprécié le très sombre La ferme du crime (comparé à De sang-froid, de Truman Capote, qui est dans ma PAL). Là encore, l'auteur part d'un fait divers réel pour reconstituer une histoire sordide. Témoignages, présentations des victimes et interrogatoires de l'accusé alternent. La lecture est d'abord très agréable - grâce à un style vif et fluide - même si l'atmosphère se fait de plus en plus oppressante... Mais la fin m'a mise vraiment mal à l'aise, on en vient à se demander pourquoi un tel livre ? à quel type de lecteur s'adresse-t-il ? on se sent voyeur et on frémit d'imaginer que l'auteur a peut-être voulu exhiber, en effet... ![]()
Sophie a également été "mal à l'aise".
Merci pour vos avis...
Un tueur à Munich : Josef Kalteis - Andrea Maria Schenkel, Actes Sud, Actes Noirs, mars 2009, 166 p., 15,20 €.
A propos de l'auteur : Andrea Maria Schenkel vit avec sa famille près de Regensburg, en Bavière. A sa publication, La Ferme du crime, son premier roman, a été proclamé "meilleur roman criminel du printemps 2006" par les libraires allemands et a reçu le prix Fiedrich-Glauser. Un tueur à Munich a reçu la même distinction l'année suivante. Andrea Maria Schenkel vient de terminer un troisième roman. (source : Amazon).
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C'était ma petite pause "court roman glauque" du mercredi, je sature complètement avec les lectures imposées !
Maé, saison 2 - Pacco
Quel plaisir de retrouver cette petite tornade ! Maé a quatre ans, c'est désormais "une fille", pour le meilleur et pour le pire... et elle a toujours autant de caractère. Maé et son papa Pacco sont de plus en plus complices, pour les bêtises et les gros mots notamment, au grand dam de Sté, la maman.
Ce deuxième opus est très tendre et plein d'humour, comme le premier. Il y a toujours une bonne dose d'auto-dérision chez Pacco. C'est très amusant quand il répond plus ou moins honnêtement aux interrogations de sa fille sur les tampons, l'origine des bébés, le Père-Noël, se justifiant ainsi auprès de la maman : "Elle posait plein de questions, j'ai paniqué, il a fallu que j'improvise." (p. 146)...
Un excellent moment, j'attends avec impatience la saison 3, prévue pour novembre 2010.
Mon avis sur Maé, saison 1, c'est là.
Maé, saison 2 - Pacco, Marabout, Marabulles, novembre 2009, 157 p., 9,90 €.
Somewhere only we know, Keane
Keane - Somewhere Only We Know
envoyé par Keane-official. - Regardez la dernière sélection musicale.
Bientôt : L'Oiseau de mauvais augure, Camilla Läckberg
Disponible à partir du 5 mai :

Goodnight Moon, Shivaree
Sans laisser d'adresse, Harlan Coben
Myron Bolitar vient plus ou moins de se faire larguer par sa compagne, et risque des ennuis avec la police américaine suite à une bagarre. Aussi, quand une de ses ex, Terese, lui demande de le rejoindre à Paris dans les plus brefs délais, il obtempère aveuglément. Il va alors se retrouver plongé dans une affaire hallucinante de meurtres, disparitions, qui lui donnera l'occasion de se servir de ses poings à loisir, et accessoirement de cogiter... le tout en compagnie de son grand ami Win, imbuvable macho doté de super-pouvoirs...
Cela fait plusieurs années que je n'ai pas lu d'ouvrages de Harlan Coben. J'ai beaucoup apprécié les 3-4 thrillers que j'ai lus de cet auteur... mais je me demande aujourd'hui comment mon enthousiasme a pu être sans réserves. Certes, l'intrigue est plaisante, elle devient même captivante, on ne s'ennuie pas. Mais le côté "film d'action américain" où ça tire et castagne violemment à tout va est lassant et peu crédible. J'aime trouver dans les livres à suspense un minimum d'épaisseur psychologique dans la description des personnages, plutôt que de longs et fréquents épisodes sur leur art du combat.
Ce polar offre néanmoins un bon moment de lecture grâce à une écriture fluide et une intrigue intéressante. Les clins d'oeil à l'adaptation cinématographique de l'ouvrage Ne le dis à personne sont amusants.
Je remercie Romane pour cette redécouverte de Harlan Coben.
Sans laisser d'adresse, Harlan Coben, Belfond Noir, mars 2010, 347 p.
Le jeu-concours organisé par les éditions Belfond à l'occasion de la sortie du livre, c'est ici.
Vos nuits sont-elles plus belles que vos jours ?
Le jeu d'écriture du dimanche, proposé par Gwenaëlle :
La nuit joue un rôle majeur chez les écrivains et les poètes. Tendre, profonde, rugueuse, agitée ou sans fin, elle est ce moment privilégié qui permet à l’inspiration de prendre son envol.
Je vous propose de vous pencher aujourd’hui sur ces heures particulières. Dans un premier temps, et sans trop réfléchir, notez cinq adjectifs que vous associez à la nuit.
Ensuite, choisissez un titre parmi ceux qui figurent ci-dessous et écrivez la description de VOTRE nuit (idéale, habituelle, insolite ou maudite, comme vous voulez…) en y intégrant ET le titre ET les cinq adjectifs que vous aurez choisis.
Voici les titres pris au hasard : Ronde de nuit, La nuit juste avant les forêts, La première nuit, Voyage au bout de la nuit, Nuits de noces, Songe d’une nuit d’été, Le bizarre incident du chien pendant la nuit, Les mille et une nuits, Vol de nuit, Train de nuit pour Lisbonne, Tendre est la nuit, Comment faire l’amour toute la nuit, La nuit de tous les dangers, La nuit du prédateur, Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Un écho dans la nuit, Le crieur de nuit, La nuit américaine, Le livre des nuits, Que fait la Lune la nuit?, Rapt de nuit, Bonne nuit petit dinosaure, Moi la nuit, je fais jamais dodo, La nuit nous a surpris, Les gentlemen de la nuit, Cette nuit la liberté, Nuit et brouillard, La nuit de l’iguane (celle-là plaira particulièrement à Liretirelire!) , La nuit écarlate…
Nostalgie d'une lectrice égoïste.
Ah, l’heureux temps des nuits BLANCHES de jeune célibataire, en week-end ou en vacances ! Je m'offrais alors à loisir un Voyage au bout de la nuit avec un roman passionnant, un thriller de préférence, le temps n’existait plus… DELICIEUSE plage CALME, SOLITAIRE, ANGOISSANTE. Je me risquais le coeur battant hors du lit, juste pour une pause thé-chocolat-musique pour redescendre un peu sur terre, me remettre quelques instants de mes émotions… et mieux replonger entre les pages ensuite, jusqu’au point final.
(du vécu avec les Magnan, Boileau-Narcejac, Elizabeth George… il y a fort longtemps)
A l'heure des chiens, Evelyne Brisou-Pellen
Junior a lu :
Médéric a quatorze ans, il va promener sa chienne comme d'habitude près de la voie ferrée et là, l'animal retrouve un voisin étendu par terre, mort. L'inspecteur Monnier est chargé de l'enquête et Médéric va l'aider à y voir plus clair.
J'ai bien aimé le roman. J'ai apprécié la façon dont l'auteur a réussi à mêler les chiens dans l'enquête et également dans le crime. Je m'identifiais bien au garçon alors qu'il était en troisième. Le suspense est bien entretenu et la fin est vraiment réussie.
A l'heure des chiens, Evelyne Brisou-Pellen, Rageot Jeunesse, Heure Noire, juin 2004, 181 p.
Précision de Canel : Evelyne Brisou-Pellen a dédicacé l'ouvrage de Junior avec émotion au salon du livre de Rennes le 14 mars, elle venait de perdre sa chienne de 16 ans, qui a inspiré Jessica, le labrador de l'histoire.
Les nombreux opus des aventures de Garin Trousseboeuf d'Evelyne Brisou-Pellen ont fait passer de très bons moments de lecture à Junior vers 10-11 ans.





