lundi 4 janvier 2010

Rue de la Sardine, John Steinbeck

steinbeckLecture commune avec Mr. Nous avons tous les deux lu cet ouvrage il y a quinze-vingt ans. Le challenge "100 ans de Littérature américaine" de Bouh m'a donné envie de redécouvrir John Steinbeck, j'ai donc emprunté ce livre à la médiathèque, Mr a été tenté ...

- L'avis de Mr :

Dans Rue de la Sardine, John Steinbeck raconte avec humour et tendresse la vie quotidienne d’un quartier de Monterey, en Californie, dans les années 30. A l’instar de Doc, héros malgré lui du roman, Steinbeck porte un regard à la fois lucide et indulgent sur les marginaux qu’il a placés au centre de l’action. L’ambiance du roman fait beaucoup penser à celle de Tortilla Flat et l’on y retrouve beaucoup de profondeur sous une apparente désinvolture. Un très sympathique roman, même s’il est loin d’égaler (l’inégalé mais moins drôle) Des souris et des hommes, du même auteur.

- L'avis de Canel :

Toute une galerie de personnages hauts en couleur évoluent dans la rue de la Sardine : une bande de marginaux sans scrupules mais débordants de générosité, Dora et ses prostituées, l'impitoyable épicier Lee Chong, et "le chic type" Doc, un chercheur d'une douceur et d'une patience infinies (ou presque)... J'avoue avoir été un chouïa déçue par cette relecture, jusqu'aux deux premiers tiers du livre. Il me semble en fait avoir confondu cet ouvrage avec Tortilla Flat quand je l'ai emprunté. Un peu lent à démarrer, le roman ne manque certes pas d'humour et de tendresse mais est assez convenu et prévisible. La nonchalance et les gaffes de la bande de Mack amusent et agacent à la fois. Bonnes trouvailles, bévues et malhonnêteté à gogo, l'alcool coule à flots... Heureusement, Doc est là pour nous émouvoir et force le respect, et la fin est plutôt amusante. Humour décalé, générosité, poésie pour un bon moment de lecture, mais ce n'est pas dans ce registre que je préfère Steinbeck.

Note de Canel : 14/20challenge_100_ans_am_rique

Rue de la Sardine, John Steinbeck, Gallimard, Folio, juillet 1976, 212 p.

Allez, je l'ajoute dans mon challenge "100 ans de littérature américaine" de Bouh !

 

 

 

Posté par Canel à 20:52 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires sur Rue de la Sardine, John Steinbeck

Et après il y a Tendre jeudi (ou inversement). Je les avais lus d'affilée et je me rappelle ne pas avoir retrouvé cette gaieté dans les autres romans de Steinbeck. Mais Steinbeck, gai ou pas reste un immense écrivain !

Posté par Mélopée, mardi 5 janvier 2010 à 00:31

@ Mélopée : on adore Steinbeck, d'où l'idée de le redécouvrir après 15-20 ans pour voir ce qu'on en pense aujourd'hui. C'est peut-être avec "Tendre jeudi" que j'ai confondu alors. "La perle" avait été un grand coup de coeur au collège, j'ai lu les autres plus tard, et pour Mr, LE chef-d'oeuvre absolu en littérature est "Des souris et des hommes".

Posté par Canel, mardi 5 janvier 2010 à 09:36

je ne suis pas très steinbeck. par contre il serait parfait pour lasardine lol

Posté par esmeraldae, mardi 5 janvier 2010 à 17:09

@ Esmeraldae : oui, je pensais à elle à chq fois que je voyais la couv', à la tête du lit !

Posté par Canel, mardi 5 janvier 2010 à 17:25

Le seul Steinbeck que je n'ai pas aimé est "la perle" le reste, je suis un inconditionnel.

Posté par biblio, mardi 5 janvier 2010 à 18:05

@ Biblio : parce que tu l'as lu à l'école, peut-être ? trop jeune ? il est beau ce livre, pourtant !!

Posté par Canel, mardi 5 janvier 2010 à 18:09

Lu a l'école : non, lu trop jeune: peut-être, roman trop court pour moi : surement.

Posté par Biblio, mardi 5 janvier 2010 à 21:44

@ Biblio : avec ta sensibilité de papa acquise depuis, ton regard sur "La perle" va changer, il faut que tu le relises !

Posté par Canel, mercredi 6 janvier 2010 à 08:45
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