lundi 30 novembre 2009

Le cadeau du froid, Velma Wallis

alaskaPrésentation de l'éditeur : Née en Alaska, dans une tribu athabaskane, Velma Wallis a été élevée dans les valeurs traditionnelles de son peuple, bercée des légendes transmises de mère en fille depuis des générations. Parmi elles, Le Cadeau du froid, dont Velma a choisi d'écrire le récit des années plus tard, pour rendre hommage à son peuple d'Alaska. Avec des mots simples et justes, elle rappelle l'importance de l'entraide, la richesse de l'expérience et l'incroyable pouvoir de la solidarité et de la volonté.

Quelque part en Alaska, longtemps avant l'occidentalisation. C'est l'hiver, une tribu nomade des Gwich'in est une nouvelle fois victime de la disette, à tel point que le chef décide d'abandonner Ch'idzigyaak (80 ans) et Sa' (75 ans), "deux vieilles geignardes" (p. 133). Le froid, les animaux sauvages, la solitude et la pénurie alimentaire les vouent à une mort certaine et rapide. Mais Sa' entend lutter, et malgré leur âge, la nature âpre qui les entoure, le climat rude qui les glace de douleur au réveil, elle vont réapprendre les gestes de survie et même se révéler plus habiles que leurs cadets. Grâce au courage, à la dignité et à l'amitié elles vont triompher de ce milieu hostile.

Un très beau conte sur la vieillesse, l'indépendance, l'entraide, la honte, le pardon... et plein d'autres jolis thèmes. Les pages sur les Gwich'in et la postface de l'éditeur américain à la fin du livre sont également très intéressantes.

Ma note : 15/20

Le cadeau du froid, Velma Wallis, Jean-Claude Lattès, novembre 2009, 173 p.

Cette lecture ne fait partie d'aucun challenge, aucun partenariat, et honte à moi, j'ai puisé dans les cadeaux que je me réservais pour Noël smileys_PN... la faute à Valérie qui donne envie !

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gwich_in

Habitation hivernale gwich’in, 1860. Alexander Hunter Murray, Journal of the Yukon, 1847-48. Ottawa: G.P.B., 1910, p. 85

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dimanche 29 novembre 2009

Le Roman de l'Etrange Inconnu, Arthur Ténor

_trangeL'avis de Junior :

Un jeune homme, Rémy, voit un inconnu à la bibliothèque qui lui dit de prendre son livre pour avoir peur. Dans ce livre est écrit son propre futur, dans lequel il va y avoir un crime. Rémy se demande si le futur peut vraiment être écrit d'avance et c'est ce qu'il va découvrir par la suite.

J'ai apprécié l'originalité du livre, car il faut suivre en même temps la vraie vie du personnage central et son histoire en parallèle quand il lit le livre. Par contre, je reproche à l'histoire d'être un peu courte. Je n'ai pas trop aimé la fin, ça devient un peu n'importe quoi et ça se termine trop bien.

Le Roman de l'Etrange Inconnu, Arthur Ténor, Pocket Jeunesse, octobre 2007, 124 p.

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Ambiance Noël !

renne_noel

Dimanche déco, histoire de sentir que Noël approche et se tenir prêts pour le calendrier de l'Avent qu'on commence à ouvrir mardi ! Variations autour du vert-kiwi, du blanc, du gris...

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Le poids des secrets, tome 3 : Tsubame - Aki Shimazaki

tsubameJe ne lis plus les quatrième de couverture où des éléments importants du récit sont parfois dévoilés. Mais là, confondant facilement les noms asiatiques, j'étais perdue dans les personnages en abordant la lecture de ce troisième volet, je suis donc allée voir le résumé... horreur : la fin y est racontée.

C'est au tour de Yonhi Kim, la maman de Yukio, d'évoquer sa vie. Ayant pris part au mouvement d'indépendance coréen contre la colonisation japonaise, sa mère et son oncle ont dû fuir leur pays pour le Japon... Yonhi a douze ans lorsque survient le tremblement de terre de 1923 qui frappe la région de Kanto. La mère de Yonhi la rebaptise Mariko Kanazawa afin qu'elle ne soit pas victime des Japonais qui profitent de la terreur  du séisme pour massacrer les Coréens. Elle confie la jeune fille à un prêtre qui recueille des orphelins et s'occupera d'elle jusqu'à ses quinze ans...

L'écriture de Aki Shimazaki est toujours aussi délicate et douce, beaucoup d'allusions aux fleurs, aux hirondelles. J'ai par contre trouvé cet opus plus confus que les deux précédents, trop de personnages, de noms proches, d'allers-retours entre différentes époques. J'ai en revanche beaucoup appris sur l'Histoire commune de la Corée et du Japon.

Reproche à l'éditeur : le glossaire en fin d'ouvrage où l'on doit se référer très fréquemment. Je préfère les notes en bas de pages...

Ma note : 14/20

Le poids des secrets, tome 3 : Tsubame - Aki Shimazaki, Actes Sud, Babel, janvier 2008, 118 p.

Pour information : Le Kanto-Daïshinsaï désigne le tremblement de terre qui s'est produit dans la région du Kanto, en 1923. Séisme de force 7,9 qui a fait 140 000 morts et disparus. Les villes de Tokyo et Yokohama ont été détruites. Profitant du désordre et de la panique, le gouvernement japonais a tenté de supprimer les socialistes et les Coréens, dont le pays était une colonie japonaise à l'époque. Cinq à six mille Coréens ont été massacrés par l'armée, la police, des groupes d'auto-défense. (p. 118)

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samedi 28 novembre 2009

Le Mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux

GStangerson et sa fille Mathilde habitent le château du Glandier où ils poursuivent leurs recherches scientifiques. La presse annonce la tentative de meurtre sur Mathilde qui dormait dans la "Chambre Jaune". Alerté par ses cris, son père n'a pas vu d'assassin dans la pièce qui ne comporte qu'une porte et une seule fenêtre grillagée. Le jeune Rouletabille, reporter à l'Époque, se rend au Glandier avec Sainclair, son ami avocat. Ils y retrouvent M. de Marquet, le juge d'instruction obtus, Darzac, le fiancé de Mathilde à la conduite équivoque, le grand Fred Larsan, un policier renommé, et un mystérieux "homme vert"...

L'avis de Junior :

J'ai bien aimé, l'enquête est originale, il y a du suspense mais c'est compliqué. Il y a certaines choses que je n'ai pas comprises. Certains moments sont longs et m'ont semblé inutiles au début. J'aime bien la façon dont Rouletabille dévoile la solution de l'énigme ainsi que l'identité de l'assassin. J'ai admiré l'ingéniosité de ce personnage.

Le Mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux, Gallimard Jeunesse, Folio Junior, septembre 1997, 352 p.

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Thérapie, Sebastian Fitzek

therapieViktor Larenz est un ancien psychiatre, sa fille est portée disparue depuis quatre ans. Elle avait 12 ans et une mystérieuse maladie. Fugue ou enlèvement ?  Viktor est interné en psychiatrie, on sait qu'il a commis un acte répréhensible, mais lequel ? Ses médecins ont finalement arrêté de lui administrer son traitement, sa conscience est revenue après des mois de léthargie, il se souvient et raconte une bien étrange histoire.

Le roman se lit vite et facilement, j'ai fini par être happée. Mais l'auteur a une manière artificielle et lourde de nous prendre par la main "vous allez voir ce que vous allez voir"... il y a d'autres techniques plus subtiles pour titiller la curiosité du lecteur dans un thriller. On se demande si on est dans le registre fantastique ou si les protagonistes sont très perturbés psychologiquement, si on va quand même finir par avoir une explication rationnelle... j'hésite ici à trouver ces doutes positifs.

Ma conclusion : TROP C'EST TROP. Trop d'effets dans les fins de chapitres, trop de phrases façon "Chair de Poule" (collection de thrillers pour les 9-10 ans), trop de clichés (une île isolée battue par la tempête), trop de rebondissements... Avis très très mitigé, donc, malgré un moment de lecture plutôt plaisant.

Ma note : 10/20

Thérapie, Sebastian Fitzek, Le Livre de Poche, Thriller, novembre 2009, 311 p.

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vendredi 27 novembre 2009

Fractures, Franck Thilliez

fracturesL'avis de Mr :

L'écriture est agréable. L'intrigue est bien construite et les personnages restent crédibles, malgré le caractère spectaculaire des troubles d'Alice. Le rôle que joue l'assistante sociale me laisse quand même perplexe... L'ambiance est noire, mais pour une fois, l'auteur nous épargne les scènes trop "gores" (à la différence de Grangé qui en rajoute) sans que cela nuise à son propos. Un bon polar.

Canel a été captivée.

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jeudi 26 novembre 2009

Bon anniv'

Raphaël ! 8 bisous.

Pokemon__Typhlosion_by_jiggly

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mercredi 25 novembre 2009

Le poids des secrets, tome 2 : Hamaguri - Aki Shimazaki

PS2Dans ce deuxième opus, nous faisons plus ample connaissance avec Yukio, le demi-frère de Yukiko. Il relate son enfance sans père, son adoption par le doux et tendre Monsieur Takahashi qui a épousé sa mère, le déménagement pour Nagasaki, son amour à l'adolescence pour sa voisine Yukiko... On ne saura presque rien en revanche sur sa vie d'homme, Yukio a 65 ans à la fin de ce deuxième volet, il essaie d'en apprendre plus sur ses origines en questionnant sa mère mourante.

Toujours autant de finesse dans le récit, à l'instar de nombreux ouvrages asiatiques. C'est doux et absolument captivant. Le fait de suivre les personnages et l'époque de Tsubaki, cette fois à travers le regard de Yukio, est très intéressant... Vite, le troisième !

Ma note : 15/20

Le poids des secrets, tome 2 : Hamaguri - Aki Shimazaki, Actes Sud, Babel, janvier 2007, 118 p.

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Mort d'un commis voyageur, Arthur Miller

arthur_millerLe contexte de lecture d'un livre est très important pour apprécier l'ouvrage à sa juste valeur. Ici, les conditions étaient plutôt défavorables : petit matin blême dans un TGV peuplé de voyageurs endormis, train bientôt stoppé pour cause de suicide sur la voie... La pièce étant elle-même sombre, c'était mal parti.

Le propos : fin des années 1940 aux Etats-Unis. Willy est voyageur de commerce, il a la soixantaine et est épuisé par les trajets, il n'est plus performant dans son travail. L'un de ses fils de 34 ans, Biff, est revenu vivre à la maison après quelques années passées dans l'ouest, il est sans emploi... La pièce est centrée sur l'épuisement du père et son ressentiment envers ce fils qui ne lui fait pas honneur, et qui surtout n'a pas réussi où lui-même avait échoué dans l' "American Dream". On découvre petit à petit pourquoi Biff a lâché prise quinze ans plus tôt.

J'ai été un peu déroutée par les retours dans le passé et les incursions de tiers qui révèlent en fait les souvenirs, fantasmes, pensées de Willy. Cette lecture exige un minimum de concentration qui me faisait défaut. J'aimerais beaucoup voir une adaptation au théâtre, cela doit être moins ardu à suivre.

Malgré mes réserves, j'ai trouvé ce témoignage très intéressant : Miller s'est inspiré des représentants qui travaillaient pour son père. Le travail et le vieillissement, le monde parfois impitoyable de l'entreprise, la pression que les parents peuvent mettre sur leur progéniture pour accomplir ce qu'ils ont eux-mêmes raté, les difficultés de communication père-fils... autant de thèmes passionnants qui rendent la pièce très riche.

Un extrait qui résume bien l'état d'esprit de Willy : "Un commis voyageur, c'est un type qui ne se fixe pas dans la vie. C'est pas un type qui serre des écrous, ou qui rend la justice, ou qui prépare des cachets d'aspirine... C'est un type tout seul... un type libre... qui fait sa vie avec des sourires et des chaussures bien cirées... Oui. Et le jour où on ne lui rend plus son sourire, c'est la fin du monde. Ce jour-là, il n'a plus qu'à perdre la boule... ce jour-là, il est fichu.  (...) Un commis voyageur, ça doit rêver, mon garçon... ça fait partie du voyage..." (p. 236-237).

Ma note : 14/20

Mort d'un commis voyageur, Arthur Miller, Robert Laffont, Pavillons Poche, novembre 2009, 238 p. Première parution originale : Death of a salesman, 1949.

Je glisse cette lecture dans le challenge "100 ans de littérature américaine - Yes we can." de Bouh. challenge_100_ans_am_rique

Je n'avais pas prévu de lire cette pièce, mais Bouh a su m'appâter ! Merci !

J'ai désormais envie de découvrir Les sorcières de Salem d'Arthur Miller, et de relire les pièces de Tennessee Williams que j'avais tant aimées.

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