L'origine de la violence, Fabrice Humbert
Un professeur de lycée franco-allemand fait visiter le camp de concentration de Buchenwald à ses élèves. Là, il est frappé par la photographie d'un homme ressemblant étrangement à son père, Adrien Fabre. Remettant en cause sa filiation, il part alors à la recherche de ses origines.
La première partie du livre retrace les investigations du narrateur. On assiste à la rencontre entre la grand-mère Virginie Fabre et son amant David Wagner. J'ai aimé ce passage, qui m'a fait penser à Maupassant... Puis on suit les derniers mois de la vie de David Wagner, Juif déporté à Buchenwald, avec les horreurs extrêmes des camps nazis. Toute cette partie s’accompagne des réflexions du narrateur sur le sadisme des bourreaux.
La deuxième partie m'a moins captivée : les interrogations du narrateur sur son propre rapport à la violence et à la peur, sa rencontre avec une femme allemande… J’ai par contre trouvé la fin très belle : la version du grand-père « adoptif », Martin Fabre, et la confrontation avec le père, Adrien. A son père qui prétend avoir voulu le protéger en taisant cette filiation adultérine et ce lourd passé familial, le narrateur rétorque : « Ce qui est terrible, c’est le destin de ces êtres, pas leurs secrets. Et le silence est plus lourd à porter que la révélation. » (p. 296).
Un roman fort, un style très agréable.
Le Passage, janvier 2009, 314 p.
Les lectures favorites des enfants
Mon fils de 12 ans et demi aime les séries fantastiques. Voici son palmarès :
Très loin devant :
Puis :
Et côté BD, ça donne ça :
Ma fille de 8 ans dévore les séries suivantes :
Si vous avez des idées, on prend !
Bientôt les vacances...
... deux semaines début juillet, trois en août, des jours par-ci par-là.
Donc beaucoup de temps à consacrer à tout ça :
... je m'en lèche les babines.
Best of des 6 derniers mois (fin)
A l'abri de rien de Olivier Adam, Editions de l'Olivier, août 2007, 218 p., (disponible en format poche).
Présentation de l'éditeur
Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie. Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les « kosovars », ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville. Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours. Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s’expose à tous les dangers, y compris celui d’y laisser sa peau.
J'ai découvert Olivier Adam à travers son magnifique ouvrage Je vais bien, ne t'en fais pas. Le film éponyme est également très beau, bouleversant, servi par d'excellents acteurs (Kad Merad et Mélanie Laurent notamment). J'ai moins apprécié A l'ouest. Après Falaises et Passer l'hiver, j'avais pris la décision de ne plus lire cet auteur, décidément trop sombre... Et puis ce livre m'a tentée sur un rayonnage de médiathèque. Et j'ai finalement beaucoup aimé l'histoire de cette jeune femme désoeuvrée, dépressive, qui se laisse déborder par cette mission qu'elle s'est fixée, au détriment de ses proches, de sa vie de mère et d'épouse.
Le remède et le poison de Dirk Wittenborn, Seuil, avril 2009, 416 p.
On ne peut passer devant un livre avec une telle couverture sans s'y arrêter et avoir la curiosité de jeter un coup d'oeil sur le résumé ! en voici un extrait :
Présentation de l'éditeur
(...) Will Friedrich, père de famille irréprochable, consultant auprès des plus grands laboratoires pharmaceutiques, fut jadis un jeune chercheur ambitieux. Avec la complicité de sa consœur Bunny Winton, médecin psychiatre et rousse incendiaire, il a tenté de mettre au point l'arme fatale contre le désespoir moderne : le bonheur sur ordonnance. Mais domestiquer l'herbe du diable concoctée par des cannibales pour en faire la pilule rose qui endort le blues des banlieues résidentielles, était-ce bien raisonnable ? L'antidépresseur consumériste des années 50, la fumette des sixties libertaires, la coke de l'ultra libéralisme fin de siècle sont-ils remède ou poison ? La vie de famille, avec ses turbulences, ses tiraillements, ses triomphes, est-elle refuge ou prison ? Chronique sur trois générations et six décennies (...) tour à tour hyperréaliste, loufoque, lyrique, émouvant, c'est le portrait de famille d'une Amérique qui s'auto-analyse sans complaisance, et sans jamais se départir d'un humour vital.
Un livre réjouissant, plein de rebondissements, qui m'a fait penser à John Irving (Etats-Unis, saga familiale, drogue...).
Amours transversales de Catherine Cusset, Editions Gallimard, février 2004, 202 p., (disponible en format poche).
Présentation de l'éditeur
" Quand elle avait quitté le studio à la tombée de la nuit, elle était éperdument amoureuse, elle juive, d'un Allemand trouvé en Italie. Il était beaucoup plus âgé qu'elle: trente-trois ans. Pendant des mois elle n'avait pu se réveiller sans voir le visage de Hans. Elle lui avait écrit une lettre. Il n'avait pas répondu. Elle n'avait jamais oublié Hans et cette délicatesse qui l'avait conduit à la laisser vierge. Le souvenir de Hans habite Myriam, qui est mariée à Xavier, qui tombe amoureux de Camille, qui rencontre Luis, qui aime Margarita, qui est morte. Ainsi s'entrelacent les fils de ces amours transversales - ces amours qui ne sont pas celles sur lesquelles on fonde sa vie, mais qui n'en sont pas moins importantes (...).
Moins captivant que Le problème avec Jane, ce livre est toutefois très agréable à lire et la fin est tout à fait inattendue.
Une petite fête sur la planète de Corinne Roche, Pocket, mai 2009, 242 p.
Présentation de l'éditeur
" Tu vas t'habituer au bonheur, tu verras. Noël, c'est juste une petite fête après tout. " Difficile pour Francine de croire que cela puisse être aussi simple. A huit ans, elle n'a connu que le foyer de la DDASS. Pour elle, le monde extérieur se résume aux adultes qui sont des gens payés pour être aimables. Placée à Saint-Omer-la-Digue chez les Even, un modeste couple de retraités normands, la fillette est d'abord rétive et incrédule. Mais peu à peu, elle se laisse amadouer par ces gens simples qui la traitent comme leur fille. Et comme le lui prédisait Patricia, sa soeur en placement, Francine va enfin s'abandonner au bonheur. Celui, élémentaire, d'avoir une famille...
De très beaux sentiments sans mièvrerie. C'est peut-être trop beau pour être vrai mais on ne peut qu'être admiratifs devant la tendresse et la subtilité dont fait preuve le couple Even pour élever ces deux petites filles jusqu'alors malmenées par la vie...
L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell, Belfond, mars 2008, 231 p.
Présentation de l'éditeur
(...) A Édimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ? Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Écosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre sœur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d'une vie volée...
Encore un livre poignant de Maggie O'Farrell, de nouveau des secrets de famille... mais (bémol !) toujours la même structure narrative, faite de va-et-vient entre différentes époques, différents personnages.
Accès direct à la plage de Jean-Philippe Blondel, Pocket, février 2004, 120 p.
Présentation de l'éditeur
Ce roman prend racine aux quatre coins des côtes françaises. De Capbreton dans les Landes, en 1972, à Arromanches - Calvados - en 2002, en passant par Hyères et Perros-Guirec. Rien ne relierait ses personnages s'ils n'avaient le goût des locations à la mer. Ils se sont croisés dans l'épice particulière des soirs d'été. Les couples, les familles, les célibataires qui nous ont précédés.
Un petit roman que j'avais savouré pendant des vacances, et oublié depuis. Comme une amie me racontait le début, appétissant, et que c'est toujours un grand plaisir de lire Jean-Philippe Blondel, je l'ai repris et l'ai dévoré d'une traite.
Légèrement moins appréciés mais de beaux moments de lecture cependant :
Best of des 6 derniers mois (ter)
L'Eglise des pas perdus de Rosamund Haden, Le Livre de Poche, novembre 2008, 283 p.
Présentation de l'éditeur
Quand Catherine King s'aventure dans la nuit pour examiner les ossements. humains mystérieusement apparus devant l'église de sa propriété, son amie Maria Dlamini la suit. C'est la fin de l'apartheid. Les deux femmes ont été élevées ensemble, près de soixante-dix ans auparavant, dans cette ferme au nord-est de Johannesburg: le père de Catherine en était le propriétaire et la mère de Maria, la cuisinière noire. Très tôt, la vie les a séparées. Maria est restée à la ferme, tandis que Catherine a été contrainte de partir en Angleterre. A son retour, vingt ans plus tard, la ferme a été achetée par un couple, Tom et Isobel Fyncham. Entre Catherine et Tom, c'est le coup de foudre...
Un beau livre sur l'amitié, l'amour, l'Afrique du Sud...
La forêt des ombres de Franck Thilliez, Le Passage, août 2006, 394 p., (disponible en format poche).
Présentation de l'éditeur
Hiver 2006. Cœur de la Forêt-Noire. Le froid, la neige, l'isolement... Les conditions idéales pour écrire sur un tueur en série, retrouvé pendu voilà plus d'un quart de siècle. Le Bourreau 125. Arthur Doffre, riche héritier, vieil homme paraplégique, souhaite le ramener à la vie par l'intermédiaire d'un roman. Un thriller que David Miller, auteur de polar occasionnel et embaumeur de profession, a un mois pour écrire, enfermé dans un chalet avec sa famille, Doffre et sa jeune compagne. Mais il est des portes qu'il vaut mieux laisser fermées... et très vite, la psychose s'installe. Ne reste alors qu'une seule solution : combattre ses peurs, repousser la folie, grouper ses maigres forces ; et affronter l'impensable... La Forêt des ombres, huis clos infernal, nous entraîne dans les méandres de la folie et de la perversion.
Encore un excellent Franck Thilliez, tout aussi passionnant que les autres, encore plus oppressant peut-être. Contrairement à certains auteurs de polars, celui-ci sait se renouveler, on ne lit jamais deux fois la même histoire, et c'est toujours aussi palpitant.
Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke, Christian Bourgois Editeur, mai 2000, 320 p., (disponible en format poche).
Quatrième de couverture
Par une froide journée de janvier une femme disparaît dans l'une de ces banlieues trop propres et trop calmes que le cinéma américain nous a révélées. Katrina, sa fille unique, croit régler avec un soin méticuleux et lucide ses comptes avec l'image d'une mère destructrice détestée en secret. Mais alors pourquoi ces rêves obsédants qui hantent ses nuits ? Une fois encore, après A Suspicious River, Laura Kasischke écrit avec une virtuosité glaciale le roman familial de la disparition et de la faute. On pense aux meilleurs livres de Joyce Carol Oates, on pense aussi à un scénario du type American Beauty, mais qui aurait évité les pièges de l'habileté et de la technique, pour nous laisser transis dans l'angoisse et la fascination de la littérature.
J'ai découvert cet auteur avec La couronne verte. Sans avoir été totalement séduite par ce premier livre, l'univers (souvent des adolescentes américianes), le style de Laura Kasischke m'ont plu et donné envie de découvrir ses autres ouvrages. Il ne me reste plus qu'à découvrir A suspicious river, j'ai apprécié très inégalement ses autres livres, mais j'attends néanmoins le prochain avec impatience.
La vie en sourdine de David Lodge, Rivages, août 2008, 413 p.
Présentation de l'éditeur
Desmond a des problèmes d'ouïe. Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien. Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble très vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs... Comique, tragique, merveilleusement autobiographique, le nouveau roman de David Lodge s'inscrit dans le droit fil de Thérapie.
Après avoir lu deux ouvrages de cet auteur il y a une dizaine d'années (Thérapie et La chute du British Museum), j'estimais en avoir fait le tour. Thèmes récurrents : le milieu universitaire anglais, des personnages plutôt nombrilistes... Et puis on m'a prêté cet ouvrage en me le recommandant chaleureusement. Le début m'a ennuyée (les problèmes de surdité et d'ennui du narrateur), j'ai failli abandonner... Mais l'humour surgit avec la rencontre de la jeune étudiante qui le sollicite pour sa thèse. Mais surtout, j'ai savouré les moments avec le vieux papa, leurs échanges, le laisser-aller de ce vieillard qu'on constate parfois avec une profonde tristesse chez nos proches. Bref, un beau livre - merci Patricia !
A moi pour toujours de Laura Kasischke, Christian Bourgois Editeur, avril 2007, 401 p., (disponible en format poche).
Un roman de Laura Kasischke un peu différent des autres : ici point d'adolescente, mais une femme de 40 ans un peu lasse de son couple. Enseignante en faculté, vivant seule avec son mari depuis que leur fils est parti faire ses études, Sherry reçoit un jour dans son casier une "déclaration" mystérieuse sur un billet anonyme. La recherche de l'auteur du mot la pousse dans les bras d'un collègue, et s'ensuit un jeu trouble avec son mari... Mystère, sensualité, drame. Un livre envoûtant.
La frontière de Patrick Bard, Seuil (collection Points Thriller), février 2004, 384p.
Présentation de l'éditeur
A Ciudad Juarez, les grandes firmes mondiales profitent d'une main-d'oeuvre docile et bon marché pour faire pousser leurs filiales comme des champignons et avec elles la misère, la prostitution, la violence et même la mort. Des cadavres de jeunes ouvrières ont été trouvés aux abords de la ville, mutilés, décapités. Personne n'arrive à endiguer cette vague d'assassinats. Envoyé par son journal pour une enquête de quelques jours, Tonio Zambudio va tenter de résoudre l'énigme.
C'est davantage l'aspect documentaire que le côté thriller qui m'a plu dans ce livre.
Comme on peut le lire dans Amazon : Ce livre est donc plus qu'une fiction, c'est une œuvre de révolte qui dénonce, entre autres, la perversité d'un système où les grandes multinationales viennent chercher chez les plus pauvres la main-d'œuvre bon marché, corvéable et humiliable à merci. On ose espérer que la réalité est un peu moins horrible, mais c'est malheureusement loin d'être une certitude. Pour son premier roman, le journaliste, photographe et nouvelliste Patrick Bard frappe un grand coup. En plein cœur. --Bruno Ménard .
Dans mes lectures à venir : L'attrapeur d'ombres et Le chien de Dieu...
A la vue, à la mort de Françoise Guérin, Editions du Masque, juin 2007, 346 p.
Présentation de l'éditeur
Dans la banlieue sud de Paris, deux et bientôt trois crimes atroces sont commis selon un scénario énigmatique. Chaque fois, on retrouve la victime énucléée et vidée de son sang au cour d'une étrange mise en scène. Très vite, le commandant Lanester, profileur d'exception chargé de l'affaire, se heurte à la logique du criminel que tout le monde a surnommé Caïn : que signifie cet oeil noir peint au-dessus des corps mutilés ? Lanester est tellement épouvanté par ce qu'il découvre qu'il en perd littéralement la vue. Aidé de son second. Bazin, et d'un chauffeur de taxi providentiel et désœuvré, il continue pourtant l'enquête, à l'aveugle et à la barbe de ses supérieurs. Mais c'est dans un voyage éprouvant au cœur de sa propre nuit, que l'homme trouvera des réponses inespérées aux grandes questions de son existence.
Je profite de ce post pour remercier Cuné (cf dans mes liens) qui m'a fait entrer dans la blogosphère voilà maintenant 2 ans et demi, instigatrice de très nombreuses lectures de ces derniers mois. C'est sur son blog que j'ai découvert ce livre... L'intrigue est assez simple, mais les séances entre Lanester et sa psy sont un régal.
La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano, Seuil, mars 2009, 328p.
Présentation de l'éditeur
Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Maffia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.
C'est bien de solitude qu'il s'agit ici. Deux individus marqués très tôt par la vie, qui n'en guérissent pas malgré leur amitié. Un libre beau, fort, poignant.
Internet et le blog, c'est rigolo, mais pendant ce temps, on ne profite pas du soleil, on ne lit pas... j'y cours, à bientôt !
Best of des 6 derniers mois (bis)
L'innocence de Tracy Chevalier, Quai Voltaire, mars 2007, 393 p.
Charmée par La jeune fille à la perle, j'ai eu envie de lire celui-ci. L'univers est certes très différent, mais on retrouve ici le talent de conteuse de Tracy Chevalier.
Présentation de l'éditeur : Londres, 1792. Thomas Kellaway, ébéniste de son état, prend à la lettre l'invitation de Philip Astley, directeur de cirque de même nom de passage dans son village du Dorset, et part tenter sa chance à Londres. Mais passer de Piddletown à Lambeth n'est pas sans conséquence pour les adolescents Kellaway, Jem et Maisie. Ils ouvrent de grands yeux sur la ville tumultueuse et impitoyable que la jeune Londonienne Maggie Butterfield entreprend de leur faire connaître. William Blake, leur voisin, graveur et poète, sera le guide spirituel des adolescents tandis qu'ils franchissent le chaotique et exaltant passage de " l'innocence " à " l'expérience ". Un voyage initiatique dans le Londres de la fin du XVIIIe siècle, en marge d'une société déboussolée par les échos sanglants de la Révolution française.
Le problème avec Jane de Catherine Cusset, Gallimard, août 1999, 371 p.
Jane, universitaire américaine, reçoit un manuscrit anonyme qui est en fait le récit très détaillé de ses dix dernières années. Au cours de sa lecture, de plus en plus troublée par cet écrit qui détaille minutieusement sa vie intime, elle cherche quel peut en être le mystérieux auteur...
J'ai lu ce livre lors de sa sortie et l'avais beaucoup aimé. La lecture récente d' Un brillant avenir m'a donné envie de redécouvrir cet ouvrage dont il ne me restait que de très vagues souvenirs. Je me suis laissée emporter par l'intrigue avec le même plaisir que la première fois, savourant l'humour et même le suspens puisque j'en avais oublié le dénouement.
Un mètre quatre, de Anne de Rancourt, Buchet-Chastel, janvier 2009, 171 p.
C'est d'abord la couverture de ce livre qui m'a séduite, et comme j'avais apprécié l'humour de Comment élever un ado d'appartement de cet auteur, je me suis laissée convaincre sans peine...
Le ton ici n'est pas le même : il s'agit du journal intime d'une petite fille de sept ans, Nanou, atteinte d'une leucémie. L'atmosphère n'y est cependant pas non plus pesante. La relation entre Nanou et sa tante Alice est très belle, très tendre. Cette femme est une fée, elle sait trouver les mots justes, notamment pour expliquer la colère-jalousie de Valentine, la grande soeur de Nanou...
Best of des 6 derniers mois
J'emménage dans ce blog, l'expérience est toute nouvelle pour moi. Je tâtonne pour la logistique, l'informatique n'est pas mon fort. Et puis mes blogs préférés - les vôtres ! - m'ont mis la pression et le trac bloque toute inspiration... si, si ! Alors pour commencer en douceur, je vous livres les lectures que j'ai préférées ces six derniers mois, avec parfois quelques mots de commentaires...
Très loin devant les autres : D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère, P.O.L., mars 2009, 309 p.
... parce qu'Emmanuel Carrère me touche toujours beaucoup. Je l'ai découvert avec La classe de neige et ne rate désormais aucun de ses livres. Et parce que celui-ci est particulièrement beau et bouleversant.
Un brillant avenir de Catherine CUSSET, Gallimard, août 2008, 374 p.
... encore un auteur que je suis fidèlement. Seuls Jouir et New York journal d'un cycle m'ont déçue... J'aime beaucoup ses univers, ses thèmes récurrents (le couple, la famille), la façon dont elle les traite, avec beaucoup d'honnêteté me semble-t-il. Comme elle l'a déclaré elle-même lors d'un rendez-vous à la Fnac auquel j'ai eu la chance d'assister, ses livres sont pour la plupart des "auto-fictions" (sic), et c'est sans doute ce qui me plaît. J'ai d'ailleurs commencé à relire les plus anciens que j'avais bien oubliés (Le problème avec Jane, Amours transversales).
Quand tu es parti de Maggie O'Farrell, 10x18, mai 2003, 364 p.
Alléchée grâce à un blog, c'était le premier livre que je lisais de cet auteur et il m'a donné envie de tout lire (mission en cours !). Des changements incessants d'époque et de personnages au cours du récit rendent la lecture un peu fastidieuse, mais l'histoire est très belle. Curieusement, elle ressemble à celle d' Un brillant avenir de Catherine Cusset. Ici aussi, la famille pèse...
Le garçon dans la lune de Kate O'Riordan, Gallimard (Folio), juin 2009, 351 p.
Un livre magnifique, dur, triste. Je découvrais cet auteur avec ce titre, deux autres de ses romans m'attendent désormais sur la table de nuit. Les thèmes : enfant unique, couple en crise, angoisses maternelles/nonchalance paternelle, deuil, famille, secrets de famille... L'univers de Kate O'Riordan me fait un peu penser à celui de Maggie O'Farrell.
L'anneau de Moebius de Franck Thilliez, Le Passage, octobre 2008, 539 p.
... parce que j'aime les polars/thrillers en général et ceux de Franck Thilliez en particulier (sauf Deuils de miel que je n'ai pas aimé... et je n'ai pas lu Train d'enfer pour Ange rouge). Et bien que les scènes de crimes y soient particulièrement gore, et la fin relativement fastidieuse... j'ai adoré.
La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier, Gallimard (Folio), février 2002, 313 p.
Ce livre ne me tentait pas, je craignais les termes techniques, les longueurs - il s'agit en effet de l'histoire du peintre Vermeer et de sa servante, devenue son modèle. Puis on me l'a prêté, j'ai essayé, et ne l'ai plus lâché.
Les mains nues, Simonetta Greggio
Vétérinaire en montagne, Emma vit seule à bientôt cinquante ans. Son quotidien, c'est le rude monde rural, l'amitié avec une bergère et ses souvenirs : Thomas d'Aurevilly qui l'a initiée au métier et est devenu son ami, son histoire d'amour avec Raphaël - brisée quinze ans plus tôt par Micol -, la maladie de sa mère... Dans ce quotidien solitaire surgit Gio, 15 ans. Fils de Raphaël et Micol, il se réfugie chez Emma pour fuir le domicile parental. Commence alors une histoire, belle pour eux, condamnable pour les autres... Un beau livre émouvant, délicat.
Ma note : 15/20.
Stock, février 2009, 169 p., 16 €
A part ça, les hommes vont bien, Alain TEULIE
Parisien de 36 ans, Mathieu travaille dans l'édition. Désespérément célibataire, il cherche l'âme soeur... On suit ses rencontres, ses aventures, ses déboires professionnels et ses échanges entre copains via son blog. De l'humour, de la tendresse... Agréable à lire et très divertissant, mais plus léger que Vendredi soir chez les Becker du même auteur (dommage).
Ma note : 14/20
Index des auteurs
Il s'agit d'un fichier xls que vous pouvez ouvrir en toute sécurité. Un onglet pour les livres, classés par ordre alphabétique des auteurs, un onglet pour les films (page encore vierge).
un petit clic sur : index puis sur les titres qui vous intéressent...
très bientôt, l'index des films !














































