~ L'Eté de l'ours, Bella Pollen
Lorsque Nick, haut-fonctionnaire à Bonn, décède de manière brutale et suspecte, Letty se retrouve seule avec leurs trois enfants, Charlie, 9 ans, et les deux aînées, Alba et Georgie, 14 et 17 ans. Après avoir sillonné le monde pendant des années pour suivre son mari et tenir le rôle mondain d'épouse de diplomate, Letty choisit de souffler en s'installant sur l'île écossaise de ses ancêtres, un coin perdu au climat hostile, peuplé d'une poignée d'habitants attachés à la terre qu'ils n'ont, pour la plupart, jamais quittée. La jeune veuve tente tant bien que mal de recharger les batteries...
* * *
L'auteur a un don admirable pour décrire la géométrie d'une famille endeuillée : la mère en grande souffrance, recroquevillée sur son chagrin et ses questions, qui néglige ses enfants, laissant le petit dernier livré au sadisme de la cadette meurtrie par la disparition paternelle. L'aînée qui essaie de prendre ce qu'elle peut sur ses fragiles épaules, avec l'aide de voisins de bonne volonté.
Bella Pollen signe ainsi un roman magnifique sur le deuil, la confiance et les secrets dans un couple, la famillle, les difficultés de communication entre mère et adolescente, les relations parfois impitoyables et délétères dans une fratrie. Le tout est servi par une grande sensibilité, des moments poignants, un style fluide, captivant, qui m'ont rappelé les talentueuses Maggie O'Farrell et Kate O'Riordan.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Belfond pour cette bien jolie surprise.
L'Eté de l'ours, Bella Pollen, Belfond, 26 janvier 2012, 410 p.
17/20 -
11-13 février
Extrait :
D'ordinaire, quand Jamie ouvrait la bouche en présence de sa soeur, il s'attendait à se faire ridiculiser. Parfois les piques d'Alba étaient si cruelles qu'elle aurait pu tout aussi bien prendre le coeur de Jamie entre ses mains et le serrer jusqu'à ce qu'il ait atteint la taille d'un pépin de pomme. (p. 244)
Challenge petit Bac de Enna, catégorie Animal

~ Journal d'un dégonflé, t.5 : La vérité toute moche - Jeff Kinney
- sous-titre : Grandir ou ne pas grandir, telle est la question.
Les vacances se terminent, pas de réconciliation en vue avec Robert, ses parents lui ont trouvés d'autres amis plus responsables. Retour au collège et Greg sait que bientôt, tout va changer pour lui : l'abominable puberté se profile, avec son lot de boutons, de responsabilités. Pas question de cette nouvelle vie, d'autant que l'organisation à la maison est bouleversée aussi...
Encore d'excellents moments passés chez les Heffley, grâce aux bonnes trouvailles de Greg en cascade. J'ai plus ou moins aimé les épisodes selon les thèmes (le 2e doit être mon préféré, avec les "tortures" de l'atroce grand frère - du vécu), mais je trouve que la série ne s'essouffle pas, bien que les opus paraissent à un rythme frénétique !
A lire entre sourires
et éclats de rire
de 9 à 99 ans.
Journal d'un dégonflé, t.5 : La vérité toute moche - Jeff Kinney, Seuil, 2 février 2012, 228 p.
Challenge petit Bac de Enna, catégorie Objet (journal)

~ La putain respectueuse, Jean-Paul Sartre

~ L'année du mensonge, Andreï Guelassimov
En 1998, un riche homme d'affaires russe, Pavel Petrovitch, embauche le jeune et insouciant Michaël Voribov. La mission qu'il lui confie officiellement est d'apprendre à Sergueï, fils unique de Pavel, adolescent dépressif et accro à Internet, à découvrir d'autres centres d'intérêt qu'il considère plus adaptés à son âge : amis, filles, fête, alcool... En fait, Pavel Petrovitch veut surtout garder un oeil sur son rejeton qu'il ambitionne de marier à une jeune italienne, fille d'un de ses riches partenaires commerciaux. Or Sergueï entretient une relation cachée avec Marina, une jeune russe d'un milieu social moins favorisé que le sien. Les choses se compliquent donc pour Michaël quand il tombe lui aussi amoureux de Marina.
Les mensonges des uns et des autres forment le fil conducteur du roman, sur fond de crise économique et sociale, ainsi que d'incertitudes politiques en Russie.
Un récit loufoque mais sans outrances, vif et agréable à lire, en particulier grâce aux dialogues.
L'année du mensonge, Andreï Guelassimov, traduction de Joëlle Dublanchet, Actes Sud, Babel, septembre 2010, 375 p.
~ La chambre d'amie, Helen Garner
Comment vivre en se sachant condamné ? comment trouver la force de continuer un bout de chemin malgré tout ? Les religions, les médecines parallèles (sincères ou fantaisistes de charlatans) peuvent aider - "béquilles" qu'on ne peut pas juger tant qu'on n'est pas concerné, me semble-t-il.
Nicola, soixante-cinq ans, se bat contre son cancer, même si les médecins sont désormais très pessimistes. Elle garde espoir grâce aux traitements alternatifs, profitant d'une "cure" pour passer quelques jours (ses derniers ?) chez sa meilleure amie Helen, très dubitative quant à elle sur le sérieux et l'efficacité de ces remèdes... La cohabitation s'avère difficile, éreintante pour les deux femmes, qui passent du découragement à l'espoir, partageant alternativement des moments d'incompréhension mutuelle et de complicité...
Ce témoignage est sans concession, cru, très dur si on a vécu le cancer de près ou de loin - et même si on n'y a pas encore été confronté, je présume. Tout est franc, direct, sonne très juste : l'abattement, la colère, le désespoir, l'extrême fatigue, les tentatives pour se maîtriser devant l'amie malade qui se dupe ou fait bonne figure et demande l'impossible à ses proches (= la préparer à la mort et/ou lui assurer que la guérison est possible ?)...
A lire, si vous en êtes capable, en morcelant beaucoup pour reprendre des forces.
Un grand merci à Mélopée pour l'idée de ce livre terrible et magnifique, tissé de colère mais aussi d'amour.
17/20 -
7 & 8 février
La chambre d'amie, Helen Garner, traduit par Bernard Turtle (australien), éditions Philippe Rey, mars 2009, 132 p.
Tag : abécédaire 2011


~ Rhinocéros, Eugène Ionesco
Un rhinocéros, puis deux, dans une rue d'une "petite ville de province". Originaires d'Asie ou d'Afrique ? A une ou deux cornes ? Les avis sont partagés. Quoi qu'il en soit, le phénomène fait parler les citoyens dits honnêtes, "normaux", jusqu'à ce que, peu à peu...
* * *
Rumeur, opinion publique versatile, norme vs marge, conformisme, phénomènes politiques de masse, effets de la propagande... Voilà les thèmes évoqués dans cette courte pièce d'Eugène Ionesco, écrite dans les années 1950, en écho aux sinistres expériences de totalitarisme, récentes ou en cours.
Un texte plaisant à lire, traversé de réflexions qui font mouche - peut-être un brin trop loufoque pour moi, par moments, ce "théâtre de l'absurde" ? Cela m'a néanmoins donné envie de relire des pièces de styles divers (Anouilh, Tennessee Williams, Marivaux, Knock de Jules Romains...), à défaut d'aller en voir. Avez-vous d'autres idées pour moi ? Merci ! ![]()
13-14/20 -
4 au 6 février
Rhinocéros, Eugène Ionesco, Gallimard, Folio, 246 p.
Challenge petit Bac de Enna, catégorie Animal

~ Blankets, manteau de neige - Craig Thompson
Album autobiographique de Craig Thompson : une enfance difficile, de tête de turc à l'école, de gamin isolé, lunaire, qui se réfugie dans le dessin. Des parents aimants (mais quid du père avec le frère ?), une éducation cependant dominée par la religion, sa main-mise terrifiante sur ces jeunes âmes, le spectre de la punition divine. LA RENCONTRE à dix-huit ans avec la douce et jolie Raina, le premier grand amour.
Cette BD est d'une beauté et d'une grâce époustouflantes à tous points de vue : les individus rencontrés, le graphisme très fin, les réflexions et émotions diverses suscitées par les nombreuses thématiques - amour, handicap, divorce, choix professionnel à l'aube de l'âge adulte, sexualité confrontée aux préceptes de la religion, etc.
Isabelle, Noukette, Mango tout aussi enthousiastes !
Je ne vais plus attendre longtemps pour découvrir Habibi.
20/20 -
4 & 5 février
Blankets, manteau de neige - Craig Thompson, Casterman, mars 2004, 582 p. < emprunt mdtk >
PS : Je le dis et le répète, en littérature, rien ne me transporte autant qu'une excellente BD. Celle-ci en est une, Le combat ordinaire (tome 2, surtout) de Manu Larcenet et Tout seul de Chabouté aussi. ![]()
Challenge petit Bac de Enna, catégorie Objet (manteau)

~ Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le big bang, Philippe Tamic
Cent-dix pages pour expliquer la théorie du Big Bang, les concepts de physique des particules avec lesquels cette théorie s'articule, et les mécanismes de naissance de la matière et des corps célestes... C'est trop court pour un dessein aussi ambitieux, surtout quand une trentaine de pages représentent des photos de scientifiques.
Si l'objectif de ce livre est de faire comprendre les concepts présentés aux non initiés, dont je fais partie, alors il n'a pas été atteint ; en tout cas en ce qui me concerne puisque je suis loin d'avoir tout compris. Il aurait été selon moi plus pertinent d'insérer quelques schémas explicatifs et de ne pas rechercher l'exhaustivité comme me semble avoir voulu le faire l'auteur (par ailleurs aussi directeur de la collection). C'est très dommage car le sujet du livre m'intéressait.
Dans la même série, j'ai en revanche beaucoup apprécié Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le nucléaire.
Bientôt l'avis de Junior/Bamo, qui a reçu ce livre par Babelio - merci !
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le big bang, Guide visuel à destination des esprits curieux et pressés, Philippe Tamic, décembre 2011.
~ Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le nucléaire, Aurore Soares
Voici un livre de vulgarisation qui présente, (très) succinctement, les grandes étapes des découvertes scientifiques sur l'atome et les applications militaires et civiles qui en ont résulté. Malgré un fromat réduit (120 pages en poche, dont la moitié en illustrations) l'essentiel est dit.
Le propos introductif d'un administrateur du Commissariat à l'Energie Atomique* m'a d'abord fait craindre un livre de promotion de l'électricité nucléaire (française) mais ce n'est pas le cas. En effet cet ouvrage n'élude ni les inconvénients non résolus à ce jour de cette source d'électricité (déchets), ni la persistance des risques importants qu'elle occasionne. L'un des intérêts du livre est justement qu'il ne se limite pas aux aspects scientifiques du sujet mais qu'il présente aussi ses enjeux historiques, géopolitiques et économiques.
La bibliographie en fin d'ouvrage est en outre bienvenue pour ceux qui veulent en savoir plus.
J'ai hâte d'avoir l'avis de Junior (15 ans) au sujet de ce livre, et de lire Tout savoir sur le Big Bang, publié dans la même collection, que Junior me prêtera.
Un grand merci à Babelio et aux Editions Hatier pour cette découverte aussi enrichissante qu'agréable !
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le nucléaire, Guide visuel à destination des esprits curieux et pressés, Aurore Soares, décembre 2011.
* "Il n'y a pas de vie biologique, économique et sociale sans sources d'énergies suffisamment abondantes, à prix abordable, à impact maîtrisé sur l'environnement et la santé publique. (...) L'enjeu est aujourd'hui de savoir comment utiliser les énergies renouvelables et les énergies nucléaires (...), formes d'énergies pratiquement inépuisables à l'échelle de l'histoire des hommes et à faible impact dans le cadre d'un fonctionnement normal."
Mes commentaires sur ce propos introductif :
1) pas de société de consommation sans énergie abondante, c'est exact ;
2) un "fonctionnement normal", c'est possible ça ?
~ La fureur dans le sang, Val McDermid

Un couple vedette de présentateurs TV en Grande-Bretagne. Carol l'enquêtrice phare de cette série de McDermid, et un échantillon de futurs profileurs qui font leur apprentissage avec Tony. De très jeunes filles crédules qui se laissent éblouir par la promesse des projecteurs, de la gloire. Et enfin des incendies à répétition...
Faisons confiance à l'auteur pour mélanger tout ça en une intrigue convaincante et tout aussi gore que la précédente.
Le criminel est connu d'emblée, le suspense réside dans ses goûts, ses vices, son effroyable folie que l'on découvre progressivement, et bien sûr dans la façon dont il sera confondu.
McDermid a le don de doter ses tueurs des perversions sexuelles les plus atroces, au point de donner au lecteur qui se repaît de ses intrigues un solide sentiment de culpabilité ("mais pourquoi j'aime ça ?" bon, ouf, ma maman était gentille avec moi et je n'ai pas torturé de petits animaux, j'ai juste embêté des plus jeunes que moi en primaire - quelques signes distinctifs des serial killers, à ce qu'il paraît).
Cet opus nous rend conscients du décor de pacotille, de paillettes et de sourires éclatants entretenu autour de la vie des people (par eux-mêmes et avec la complicité des tabloïds), notamment en ce qui concerne leur sexualité. Cela m'a fait penser à l'excellent Une voix dans la nuit (? je ne suis pas certaine du titre) de Armistead Maupin et au film pas si léger que ça 'Paparazzi' d'Alain Berbérian... Quant à leurs "dérapages", souvenez-vous : les célébrités sont insoupçonnables, inébranlables (Hall!day, M. Jackson, DSK...).
Bon, à part ça, quelques reproches quand même. Pur délice de lecture sur les deux premiers tiers puis lassitude : trop de flics, alternance fatigante de personnages à chaque paragraphe (d'autant qu'il faut plusieurs lignes pour savoir où on est), redondances, mélange superflu de deux intrigues, trop d'embrouilles pour mener à bien les investigations. Bref, la fin se traîne. L'auteur n'est en outre pas avare de clichés, notamment sur la lourdeur de la gente masculine du Yorkshire (des alcoolos machos et bêtes à bouffer du foin). Ce n'est pas le souvenir que j'en garde, mais j'avais douze ans lors de mon séjour, et avais trouvé les paysages splendides ! ![]()
J'ai bien envie de lire la suite malgré ces rétiences, c'est certain, mais après une pause : les tueurs de McDermid sont excessivement frappadingues et flippants.
14/20 -
29 janvier - 4 février
La fureur dans le sang, Val McDermid, J'ai Lu, novembre 2011, 500 p.
Challenge petit Bac de Enna, catégorie Partie du corps

Challenge Thriller de Cynthia, catégorie "Même pas peur" : 16/8
Vous cherchez des idées "lectures-frissons" ? récap des thrillers lus par les inscrits ici

~ Jézabel, Irène Némirovsky
Gladys, riche et belle femme d'âge mûr, est accusée d'avoir tué un jeune homme de vingt ans - son amant ? Tandis que les témoins se succèdent à la barre, elle refuse de s'expliquer. Ce n'est que dans un second temps, lorsque l'auteur revient sur la vie entière de cette femme, que le lecteur perçoit finalement le personnage tout autrement et saisit peu à peu ce qui a provoqué ce geste.
Avec une grande finesse d'analyse, Irène Némirovsky décortique ici la terreur de vieillir, de voir sa beauté se fâner, sa vie perdre toute saveur, chez une femme qui n'a vécu jusqu'alors que pour plaire, susciter l'envie, le désir, l'admiration, la jalousie chez autrui, hommes ou femmes... Ce roman écrit en 1934 garde une portée universelle - tout au moins dans les sociétés où jeunesse et beauté sont encensées.
Un roman délicieux à lire, qui m'a rappelé Maupassant, Zweig, mais aussi Sagan dans son recueil de nouvelles Des yeux de soie qui évoque les craintes féminines de la quarantaine.
15/20 -
25-27 janvier
Jézabel, Irène Némirovsky, Le Livre de Poche, novembre 2010, 224 p.
Mr s'est régalé aussi entre ces pages. Grâce à vos conseils, Le Bal et Suite française nous attendent dans la PAL - merci à vous !
Challenge petit Bac de Enna, catégorie Personnage célèbre.

Wikipédia : Dans le Tanakh et l'Ancien Testament, Jézabel est une reine d'Israël, dont l'histoire est racontée dans le livre des Rois. Jézabel était une princesse phénicienne, fille du roi de Tyr Ithobaal Ier , qui a épousé le roi Achab. Racine la mentionne comme la mère d'Athalie.
# La crise, Da Silva
Alors, convaincus, cette fois, que La Distance est L'ALBUM de janvier 2012 !? moi, oui ! ![]()
~ Pyongyang, Guy Delisle

Guy Delisle, canadien, vient de recevoir le prix du meilleur album de bande dessinée 2012 au 39e Festival d'Angoulême pour ses Chroniques de Jérusalem. Et c'est amplement mérité !
Chacune de ses BD parues est un journal de bord de quelques mois au sein de pays en difficulté (dictatures, guerres intestines) où il a résidé pour des raisons professionnelles ou familiales, ayant donc un peu plus accès que le visiteur lambda aux endroits censurés.
J'ai retrouvé dans Pyongyang le subtil mélange de présentation du pays et d'anecdotes personnelles déjà rencontré et savouré dans Chroniques birmanes. Le tout est finement observé, parsemé d'humour et d'une bonne dose d'auto-dérision qui allègent la triste réalité de l'environnement décrit. On (ré)apprend ici que la Corée du Nord était à l'aube du XXIe siècle (et est encore), fortement touchée par la famine, sa population endoctrinée et asservie, sous les régimes successifs de Kim ll Sung et ses descendants - fous à lier de mégalomanie.
Voilà donc une excellente "BD documentaire", mais de celles que j'ai besoin de lire sur plusieurs jours, de refeuilleter après lecture ; c'est dense et ça laisse un goût amer malgré l'humour, les pays jusqu'alors évoqués étant soit soumis à de féroces dictatures (Birmanie, Corée du Nord), soit en proie à des conflits internes (Israël).
Un très bon complément sur les dégâts des conflits en Corée, toujours en BD : Couleur de peau : Miel (t. 1 & 2) de Jung.
16/20 -
28 au 30/01
L'avis de Mr :
Même si l'on sait que le régime nord-coréen est autoritaire, la lecture de cette BD est très intéressante car elle montre beaucoup de ce que ceci implique dans la vie quotidienne de la plupart des habitants. C'est tout simplement effrayant, même si les personnes qu'a côtoyées l'auteur pendant son séjour professionnel à Pyongyang n'étaient pas les plus mal loties sur le plan économique.
Un excellent livre, même si son sujet est difficile. Guy Delisle le présente d'ailleurs aec humour, insistant sur le décalage entre nos modes de vies et ceux de cette population.
Pyongyang, Guy Delisle, L'Association, Collection Ciboulette, novembre 2002, 152 p.
Merci Mr et L'Ogresse pour cette LC !
Challenge petit Bac de Enna, catégories Lieux (ville nord-coréenne)

~ Les tribulations d'un Breton errant, Corinne Roche
Benjamin Poullaouec a la bougeotte. A vingt-cinq ans, après ses études d'anglais et un tour du monde bohème, le voilà de retour dans sa Bretagne natale. Il est hébergé chez sa soeur et son beau-frère - lequel est pressé de le voir se trouver boulot et appart' et accessoirement débarrasser le plancher. A quelques jours de sa nouvelle vie de prof, Benjamin s'envole sur un coup de tête pour Israël, séduit par une annonce d'expérience de vie en kibboutz.
Après un début relativement badin, des propos plutôt légers, le lecteur suit les observations du narrateur qui découvre la vie à Jérusalem avec ses yeux naïfs d'occidental - les nôtres, donc - informé jusqu'alors de manière partielle et orientée par "nos" médias. Ca fourmille de réflexions tous azimuts, en particulier lorsque notre Breton revient faire un bref séjour en France et présente le conflit israélo-palestinien à une poignée d'amis. C'est intéressant et instructif, non dénué d'humour, et tendre. On ne peut qu'accorder du crédit à ces propos, l'auteur sait de quoi elle parle, ayant passé elle-même quatre années en Israël.
Ce roman est initialement paru en format broché sous le titre plus explicite de Mazel tov, Mister Poullaouec ! Je trouve dommage qu'il n'ait pas été conservé.
Roman à dévorer.
15/20 -
27 & 28/01
Les tribulations d'un Breton errant, Corinne Roche, Pocket, janvier 2012, 190 p.
De cette auteur, j'ai beaucoup aimé Une petite fête sur la planète (adoption) et j'avais apprécié Papier machine (couple, travail, écriture). J'ai encore Fred et Mathilde dans ma PAL.
Le blog de Corinne Roche ici.
~ A marée basse, Jim Lynch
Miles raconte l'été de ses 13 ans. Il habite près d'une baie de l'Océan Pacifique dans l'Etat de Washington. Il s'y adonne à sa passion pour la faune marine et pour des lectures scientifiques. Ces centres d'intérêt le font passer pour un hurluberlu aux yeux de son grand copain Kenny, qui s'intéresse quant à lui surtout aux filles... Leurs initiations croisées sont l'occasion de quelques situations truculentes.
Alors qu'il recherche des animaux marins pour les revendre, à un restaurateur ou pour des collectionneurs, Miles découvre des specimens très inattendus. Ces découvertes le rendront célèbre. Miles en est flatté mais est surtout préoccupé par la mauvaise entente entre ses parents, l'état de santé déclinant de la voisine âgée dont il est proche ainsi que par son amour pour une autre voisine de 10 ans son aînée.
Un livre très plaisant, parfois drôle, mais aussi très sérieux par les thèmes qu'il aborde (fin de l'enfance, maladie, séparation,...). Comme Canel, j'ai songé au célèbre Doc (in Rue de la Sardine et Tendre jeudi) de Steinbeck, en raison de thèmes communs à ces livres.
Merci à Biblio pour la découverte.
A marée basse, Jim Lynch, Le Livre de Poche, mars 2009, 346 p.
:D Noël au balcon, janvier riche en cochons...
Pas tous cochons, mais rigolos quand même
quesque veut dire la cannelle -> c'est vrai que je ne suis pas toujours bien claire dans mes propos... Sinon la cannelle est une épice délicieuse provenant d'une écorce d'arbre, le cannelier
visages de femmes nues -> leurs VISAGES ?
chate poilue a idriss -> ...
les femmes poilues celebres -> je ne suis pas célèbre
erotic fantastique -> l'érotique, c'est fantastique !! (ah non, pardon, c'est le plastique, et le caoutchouc hyper dou-oux, cf. ici pour (re)découvrir ce must des 90's)
femme mature poilue -> après le naturel, la maturité. Et les 2 ensemble, non ?
ma première fille nue -> t'as quel âge mon grand ? dis-nous tout ! Il existe des Playm*bil en maillot de bain. Genre ça, ça irait ?
sexe de petit cochon -> il paraît qu'ils sont vrillés aussi, comme leur petite qu3ue, je connais des "experts" !
préliminaire érotique exotique
faire l'amour avec sa belle mere -> non merci pour moi... c'était gentil de proposer, mais... ![]()
~ Les mots qui tuent, Agnès de Lestrade
Mara manque d'amour, son père est parti à sa naissance, sa mère est débordée par son travail de couturière. Alors la petite fille écrit dans son cahier, des mots "qui tuent", violents, pour exprimer sa colère, sa haine envers cette mère qui ne l'utilise que comme mannequin pour mettre ses créations en valeur.
En grandissant, elle se réfugie de plus en plus souvent chez sa grand-mère, femme douce et compréhensive. Elle trouve aussi une amie, en 4ème, Clara. Celle-ci vit seule avec son père. Délurée, elle fume, boit de la bière. Mara ne veut pas la décevoir, elle marche sur ses traces - la devance ? - jusqu'au mensonge, au drame.
Un roman court, dense, facile à lire, au sujet délicat. Jusqu'où est-on prêt à aller pour ne pas perdre l'estime de ses amis quand on a tant de mal à se faire aimer ?
A partir de 13-14 ans... pas avant, le format est trompeur.
14/20 -
< 1h
Les mots qui tuent, Agnès de Lestrade, Editions Sarbacane, janvier 2011, 59 p.
Swap Eros & Thanatos
Deux partenaires comblées ce soir : Aproposdelivres et Sandrine... le mystère reste entier pour nous : toutes les photos le jour de la Saint-Valentin - ou presque : le 15/02 !
~ On va te faire ta fête Maman ! - Nadège Beauvois & Florence Cestac
Je ne suis jamais complètement enthousiasmée par les ouvrages de F. Cestac, et pourtant je continue d'en emprunter à la médiathèque ; j'y trouve bien mon compte quelque part, j'arrive à sourire en les lisant et c'est déjà ça...
De la grossesse aux premiers mois de la vie de jeune maman, les auteurs passent en revue les moments moins drôles - voire triviaux - de la maternité : les maladresses verbales du personnel médical ou des bonnes copines, les vacheries glissées par les grands-parents (surtout côté belle-famille
), les collègues, les supérieurs hiérarchiques, etc.
Comme d'habitude avec Cestac c'est sans pincettes, sans complaisance, et même souvent cru.
En BD pour les futurs parents, il y a plus mignon, selon moi : Le guide du moutard de Jul et un album de Manu Larcenet (je ne dis pas de quelle série il s'agit, surprise si vous devez les lire)... Et pour les premiers mois avec l'adorable/abominable bébé, découvrez une petite fille qui ressemble à s'y méprendre à votre Trésor : Maé de Pacco.
12/20 -
25 janvier
On va te faire ta fête Maman ! - Nadège Beauvois & Florence Cestac, Dargaud, avril 2011, 140 p.
Challenge petit Bac de Enna, catégories Loisirs





















