Submarine, film de Richard Ayoade
Souvent tête de Turc de quelques 'camarades' de lycée, Oliver Tate, quinze ans, ne semble pas des plus épanouis. Taciturne, sans amis, pas à l'aise avec les filles... Il parvient quand même à sortir avec Jordana, jeune fille énigmatique aux humeurs inégales.
Le couple parental se délite, la mère ayant retrouvé un gourou passablement fêlé, avec qui elle a eu une relation une vingtaine d'années plus tôt. Le père supporte difficilement mais passivement la situation, dérivant dangereusement vers la dépression. Oliver veut sauver son couple et celui de ses parents. Rudes missions à quinze ans.
Un film adolescent dans le bon sens du terme. Le jeune homme a des préoccupations de son âge, familiales et sentimentales. Pas mal d'humour très british malgré ces sujets pas si drôles, et surtout une façon très originale dans la façon de filmer (ne me demandez pas les termes techniques) qui rend le film doux, plaisant.
14/20 -
1h47
Submarine, film de Richard Ayoade, 2010.
~ Piégé dans le corps du prof de gym ! - Todd Strasser
Un nouveau prof de gym, grand et musclé, arrive dans le collège de Jack. Evidemment Jack adorerait être dans le corps de son nouveau prof, puisqu'il est le souffre douleur de Thierry Dunn, la terreur du collège. Grâce à la machine de monsieur Dupond, le prof de sciences de Jack, les corps du nouveau prof de gym et de Jack s'échangent, ce qui rend Jack tout content. Mais Jack va-t-il prendre soin de son nouveau corps ? Et comment rééchanger les deux corps ?
J'ai bien aimé parce que c'est rigolo et qu'on se demande un peu ce qui va se passer mais je n'ai pas trop aimé les dessins.
Piégé dans le corps du prof de gym ! - Todd Strasser, Bayard, collection Délires, 142 p.
Challenge petit Bac de Enna, Miss Canel, catégories Partie du corps (corps), Métier (prof), Sport/Loisir (gym)

~ Crains le pire, Linwood Barclay
Peut-on prétendre connaître vraiment ses adolescents ? à moins de les boucler d'autorité à la maison... et encore ! C'est l'amer constat de Tim Blake, vendeur de voitures et père divorcé, dont la fille de 17 ans vient de disparaître alors qu'elle était hébergée chez lui. L'inévitable question en cas de disparition : fugue ? enlèvement ? vivant(e) ? mort(e) ? séquestré(e) et en souffrance ?
Effondré, Blake va se démener pour retracer les derniers jours où sa fille a été vue, les derniers mois de sa vie. Avec le soutien de son ex-femme (mère de la disparue), il va mener une enquête tumultueuse qui le conduira de surprise en surprise... et nous avec.
* * *
Un excellent page-turner, (presque) sans excès d'action, d'hémoglobine, ni de violence, mais très efficace et absolument scotchant. Un rythme soutenu, un stress et un suspense croissants, des pistes qui se multiplient, se croisent, promènent le lecteur, tout en restant simples à suivre et relativement crédibles. Et des fins de chapitres qui poussent à lire jusqu'au bout de la nuit... Juste un bémol sur les soixante dernières pages "cow-boy".
J'ai peur de vous rebuter en évoquant une ressemblance avec certains ouvrages de Harlan Coben, mais il s'agit des meilleurs, de ceux de ses débuts.
D'autres romans de cet auteur sont disponibles en poche, je vais regarder cela de plus près. Vous avez des conseils à me donner ?
15/20 -
18 au 19 mai - emprunt mdtk (pour une fois que j'y trouve un polar récent !)
Crains le pire, Linwood Barclay, Belfond, février 2012, 460 p.
Challenge Thriller de Cynthia, catégorie "Même pas peur" : 31/8
Vous cherchez des idées "lectures-frissons" ? récap des thrillers lus par les inscrits ici.

~ Tu mourras moins bête, t.1 : La science, c'est pas du cinéma ! - Marion Montaigne
Dans cette bande dessinée, la crédibilité d'effets ou de situations de films ou de séries télévisées est examinée au regard des connaissances scientifiques du jour. L'absurdité des ficelles des cinéastes est souvent poussée à l'extrême ; et le résultat est particulièrement drôle !
Une manière drôle et ludique de s'instruire, même si c'est l'amusement qui prime.
Le graphime est plutôt banal, mais reste agréable et exprime souvent bien le propos. Ainsi les scènes "gore" sont réussies : elles illustrent parfaitement les films que l'auteur caricature, sans être d'un réalisme répugnant.
Je recommande cette lecture, que vous soyez ou non cinéphile, adepte des séries TV, que vous aimiez ou non les démonstrations scientifiques.
J'ai hâte de lire la suite.
L'avis de Junior.
Tu mourras moins bête, t.1 : La science, c'est pas du cinéma ! - Marion Montaigne, Ankama Editions, septembre 2011, 255 p.
# Paint it Black, The Rolling Stones
Une dernière chanson évoquée dans Les Radley qui a retenu mon attention, car j'adoooore ! Image pourrie mais d'époque, c'est tout le charme...
~ Les Chiens et les Loups, Irène Némirovsky
Ada est la fille d'un commerçant juif. Pendant l'entre deux guerres, ils vivent dans un quartier situé entre la périphérie pauvre de sa ville et les riches quartiers situés sur ses hauteurs. La communauté juive de son pays est constituée de plusieurs catégories sociales, des plus démunis aux milieux banquier et d'affaires fortunés.
Alors qu'elle est encore une enfant elle tombe amoureuse du jeune Harry Sinner, fils d'une richissime famille de banquiers juifs, qu'elle a simplement croisé.
Après avoir tous deux émigré en France, ils s'y rencontreront à nouveau.
Resteront-ils séparés pour toujours par leurs différences sociales ?
L'auteur dresse un portrait sans concessions de la communauté juive à laquelle elle-même appartient, même si l'ostracisme et le violence dont les Juifs font l'objet dans certains pays de l'est de l'Europe sont dénoncés. La première partie du roman consacrée à l'enfance d'Ada m'a beaucoup plu mais j'ai trouvé la suite moins intéressante. Le style, propre à l'auteur, est en revanche remarquablement clair et agréable à lire, durant tout le livre.
Les Chiens et les Loups, Irène Némirovsky, Le Livre de Poche, mars 2008, 251 p.
~ Confidences d'un gynécologue, Gérard Salama & Nathalie Demarta

La plupart des hommes les envient et se demandent si (ou comment) ils peuvent rester strictement professionnels en toutes circonstances, certaines femmes (comme moi) s'interrogent sur la dose de perversité et de sadisme nécessaire pour choisir un tel métier...
La journaliste Nathalie Demarta a recueilli les confidences de son propre obstétricien, Gérard Salama. Le résultat n'est ni graveleux, ni pénible (pas de détails chirurgicaux à vous donner la nausée). Quelques portraits-types de patientes (de la terrorisée à celle qui fait son strip-tease), des anecdotes amusantes. Mais surtout des observations pertinentes et passionnantes sur les femmes, la sexualité, la périnatalité, la ménopause, le couple, etc.
Un très bon recueil agréable à lire, alternant humour et sérieux. Beaucoup moins léger, girly, chick-lit que ne le laisse présager la couverture. Tout simplement le témoignage et les réflexions passionnées et passionnantes d'un médecin qui aime son métier : celui de mettre des bébés au monde, d'accompagner les femmes dans leur sexualité, d'avoir souvent un rôle de soutien psychologique, aussi...
A lire, mesdames, mesdemoiselles (oups, ce mot est interdit depuis le 21/02/12, a fortiori de la part d'une fonctionnaire)... et messieurs, bien sûr !
15/20 -
17 mai - idée trouvée sur Babelio
Confidences d'un gynécologue, Gérard Salama & Nathalie Demarta, J'ai Lu, 188 p.
Les Tuche, film de Olivier Baroux (2010)
La famille Tuche vit à Bouzolles, a un solide accent-terroir, s'enorgueillit de ne pas travailler et de vivre des allocations chômage, et agace prodigieusement le voisinage... Jusqu'au jour où madame gagne 100 millions d'euros au Loto ! Elle va réaliser son rêve avec mari, enfants, mémé : aller vivre au pays de "Stéphanie", à Monaco donc. Inutile de dire que ces ploucs pitoyables - mais vaguement attachants - font vite tache dans cet environnement doré, friqué, maniéré...
La bande-annonce promettait de bons moments de rigolade, on a bien fait d'attendre la sortie DVD. J'ai vite trouvé ça creux, plat, bourré de clichés. Les acteurs surjouent, ont l'air de s'emm3rder royalement, ne semblent pas trouver le ton juste. Il faut dire que les dialogues sont particulièrement pauvres, ça n'aide pas. Bref, un enrobage bien léger pour une morale attendue : l'argent ne fait pas le bonheur, l'habit ne fait pas le moine, et autres poncifs...
Grosse déception. Séance sans doute parasitée par le revisionnage récent des 'Intouchables', film vif, percutant, sans temps mort, où chaque réplique fait mouche.
Le reste de la famille Canel est également déçu et navré de s'être autant barbé...
05/20 -
1h30
Les Tuche, film de de Olivier Baroux (2010) - avec Jean-Paul Rouve et Isabelle Nanty
La Sirène de Camilla Läckberg...
... sortira le 6 juin !
~ Victor Lalouz, tome 1 : En route pour la gloire - Diego Aranega & Denis Bernatets
Victor vit chez sa mère, que l'on ne voit jamais mais qui semble omniprésente dans sa vie, pour le plus grand malheur de notre anti-héros. Ses échecs en amour, au travail, et dans sa vie quotidienne, nous font rire. Pour un homme, il est cependant effrayant de parfois se reconnaître dans ce loser ! Heureusement que je vois plus en lui d'autres personnes que moi, ça me console... Cette bande dessinée est très amusante, sans jamais être trop lourde ou graveleuse. Son graphisme est quelconque mais c'est sans importance puisque l'on n'y prête presque pas attention, hormis pour la représentation de Victor dont l'image correspond parfaitement au personnage.
L'avis de Canel :
Comme son patronyme l'indique, Victor est un loser... Un look entre "p!ne d'huître" (Decaunes dans NPA dans les 90's) et le Manu de Titeuf, lunettes cul-de-bouteille, haut comme trois pommes et un air, disons... pas très inspiré. Victor vit chez sa mère castratrice, qui n'a pas coupé le cordon. Il est innocent comme l'oisillon dans son nid et désespérément puceau... ce qui ne l'empêche pas d'avoir des fantasmes. Sa profession : animateur radio, genre Ménie Grégoire, ou plutôt Doc et Difool.
Le pauvre homme a beau être la risée de ses collègues, ils n'en abusent pas et restent relativement sympathiques avec lui. Quant à son psy, il reste de marbre, fidèle à la "neutralité bienveillante" qu'exige sa profession - et pourtant il s'en passe, dans la tête de Victor !
Beaucoup d'humour plutôt gentil, de situations dans lesquelles on reconnaît des proches... ou ses propres bourdes et niaiseries (c'est déjà moins glorieux mais ça fait quand même beaucoup rire). Un régal de lecture-détente !
Une pensée - plus narquoise qu'émue - pour un ancien collègue qui lui ressemble beaucoup...
15/20 -
17 mai - emprunt mdtk - les 2 suivants m'attendent ![]()
Victor Lalouz, tome 1 : En route pour la gloire - Diego Aranega & Denis Bernatets, Dargaud, Poisson Pilote, janvier 2006, 48 p.
Extraits :
"Putain, elle s'est assise à côté de moi !
A vol d'oiseau, son sexe est à moins de 50 cm du mien...
A l'échelle de l'univers, 50 cm, c'est rien...
A la limite, à l'échelle de l'univers on peut même considérer qu'il y a déjà pénétration..." (p. 44)
" - Putain, Man, t'es trop modeste en plus ! Nan mais, t'as vu un peu comme elles te kiffent les auditrices ?!
- Ben ouais, quand tu le dis, c'est vrai que... mais je garde les pieds sur terre t'sais..
- T'as raison, Man, c'est ultra-important de pas se laisser envahir par un ego démesuré...
- Attends ! hé ! y a pas de risque ! j'y joue depuis super longtemps, mais je peux t'assurer qu'un légo, c'est jamais plus grand que ça !" [montre 4 cm entre ses deux index] (p. 33)
# Ashes to Ashes, David Bowie (1980)
A la demande de Patrick
: un autre titre évoqué dans Les Radley (je préfère le Bowie des 60's-70's, mais bon, c'était celui-là). Le look androgyne a laissé place au style 'beau gosse'...
Encore un Stones à venir puis je vous laisse tranquille !
~ Ultraviolet, Nancy Huston
Année 1936, Alberta (ouest du Canada). Lucy a treize ans, une soeur et deux frères plus jeunes, un père pasteur, une mère peu compréhensive - d'après elle. Bref, Lucy est adolescente, se rebelle contre pas mal de choses (la religion, Dieu, les parents, la crise économique, la sécheresse), et réfléchit beaucoup. A défaut de fréquenter des jeunes de son âge, elle s'épanche dans son journal intime. En tant que pasteur, son père accueille parfois à la maison des personnes en difficulté. L'arrivée du docteur Beauchemin va changer la vie de Lucy, lui donner une bouffée d'air frais, une ouverture et une passerelle vers le monde des adultes qu'elle comprend si mal.
J'ai eu le tort d'aborder ce roman en le comparant bien malgré moi au Journal d'Anne Frank - la narratrice ayant le même âge et vivant à la même époque. Une impression agaçante de futilité a donc marqué et gâché une bonne partie de ma lecture. Lucy souffre de la faim, de la sécheresse, de la mésentente avec ses parents - soucis bien dérisoires en regard de ceux de la jeune Anne... Puis le récit prend une autre tournure, devient moins plaintif, plus réfléchi, lorsque Lucy exprime son éveil à l'amour, relate ses conversations avec un adulte qu'elle respecte et admire, et les réflexions que cela suscite chez elle.
En bref, un beau livre à découvrir dès 13-14 ans, plein de révolte ravalée mais aussi de sagesse, d'intelligence... avec, en prime, un peu d'étymologie passionnante.
14/20 -
16 mai - < 1h30
Ultraviolet, Nancy Huston, Editions Thierry Magnier, mars 2011, 78 p.
# The Rolling Stones - Under My Thumb (1966)
Une autre des chansons évoquées dans Les Radley.
Ne vous gaussez pas du look, je suis née (un peu) après, donc je n'ai JAMAIS été fringuée ni coiffée comme ça... quoique...
~ Boule à Zéro, tome 1 : Petit coeur chômeur - Ernst & Zidrou
Zita (surnommée Boule à zéro parce qu'elle est chauve à cause des traitements) a une leucémie depuis ses 4 ans et elle va bientôt avoir 13 ans. Elle invite beaucoup de monde à l'hôpital où elle est (des enfants malades, des vieux, des médecins, des infirmières) pour fêter son anniversaire. Mais sa mère ne peut pas y venir et ça la rend triste.
Cette BD m'a plu parce qu'elle est à la fois triste et rigolote. J'ai bien aimé les dessins et les couleurs, mais pas trop la couverture, à cause de la grosse tête.
L'avis de Canel :
Ceci n'est pas un hôpital "Le rire médecin", où des clowns interviennent pour divertir les enfants - et la thérapie par le rire a fait ses preuves... Mais cet établissement n'est pas sinistre pour autant, grâce à la délicieuse petite Zita, alias "Boule à Zéro". Leucémique, Zita a treize ans mais en paraît dix, sa calvitie (chimio oblige) la fait passer pour un garçon auprès des inconnus. Quoi qu'il en soit, entre d'inévitables moments d'abattement, de tristesse, Zita est pleine de vie, d'amour, d'enthousiasme. Elle a une pêche d'enfer, de la repartie et s'y entend pour remonter le moral des autres patients, jeunes ou vieux, amuser le personnel soignant et se gausser des maladresses de certains visiteurs.
Une superbe lecture où l'on alterne entre grands sourires, jubilation et grosse boule dans la gorge. Ce n'est pas aussi sirupeux et convenu que Oscar et la dame rose, d'E-E. Schmitt. L'humour (noir parfois), la subtilité, l'émotion m'ont en revanche rappelé Un mètre quatre, d'Anne de Rancourt, sur un thème identique.
Un grand coup de chapeau à Zidrou (scénariste de cet album) pour ses talents multiples, variés : Ducobu, Lydie, Le montreur d'histoires...
+
+
= 16/20 -
16 mai - 45 min. - idée trouvée sur Babelio
Boule à Zéro, tome 1 : Petit coeur chômeur - Bamboo Editions, mars 2012, 46 p.
~ Les Radley, Matt Haig
Dans ce quartier résidentiel dit 'sans histoire', la famille Radley essaie de dissimuler son lourd secret sous des aspects banals et respectables. Peter et Helen, les parents, sont des vampires. Abstinents depuis vingt ans, certes, mais la bête ne demande qu'à se réveiller, les tentations sont multiples. Leurs enfants - adolescents - ne sont pas informés de cette caractéristique dont ils ont hérité, jusqu'au jour où...
En matière de vampires, je connais seulement trois classiques (Dumas, Sheridan Le Fanu, le film Dracula de Coppola) et trois contemporains (Twilight, La communauté du Sud, le film Entretien avec un vampire de Neil Jordan). J'ai été conquise par les classiques, et déçue par les reprises récentes du genre qui m'ont semblé répétitives, pour le peu que j'en ai lu.
Excellente surprise ici. Le vampirisme, au-delà de sa dimension notoire fortement érotique, est prétexte à bien d'autres sujets : la différence, la tolérance, le conformisme et son contraire, la maladie et la peur de la contagion, le couple, la fidélité, le sentiment de culpabilité consécutif à l'adultère, la drogue... Bref, beaucoup de réflexions très pertinentes et ouvertes dans ce roman à la fois drôle, émouvant, tragique, et subtil.
En prime, beaucoup de références musicales enthousiasmantes : les Stones, Bowie... et d'autres que je ne connais pas et que j'ai envie d'écouter.
Un grand MERCI à Sandrine pour cette découverte, qui restera associée au souvenir d'un samedi
fabuleux
en Normandie !
15/20 -
12 au 16 mai - cadeau de Sandrine ! ![]()
Les Radley, Matt Haig, Le Livre de Poche, mars 2012, 504 p. ![]()
~ Tu mourras moins bête, t.1 : La science, c'est pas du cinéma ! - Marion Montaigne
Cette BD nous dévoile avec une bonne dose d'humour les inepties et incohérences scientifiques multiples que l'on peut voir fréquemment sur le grand et le petit écran (films d'action, de science-fiction et séries TV). Par exemple, les sabres-lasers dans Star Wars, les "gosses rétrécis (Chérie)"
Tu mourras moins bête, t.1 : La science, c'est pas du cinéma ! - Marion Montaigne, Ankama Editions, septembre 2011, 255 p.
Rappel : des places de cinéma !!
... pour aller voir en solo ou en duo "Sur la route", adaptation du roman cultissime de Jack Kerouac.
SUR LA ROUTE FA Festival de Cannes par MK2diffusion
Toutes les conditions de participation ici.
~ Elliot peut mieux faire ! - Chantal Cahour
C'est décidé, Elliot sera médecin ! Il faut dire que son père a été contraint d'abandonner ce rêve à seize ans pour reprendre le garage paternel... Oui, mais voilà : Elliot n'a que dix ans et il entend bien vivre comme un enfant (vélo, grand air, copains). Ses résultats scolaires sont médiocres et il avoue faire le minimum "pour se maintenir à un niveau acceptable". Qu'à cela ne tienne : si la maman n'est pas capable de gérer les devoirs, le papa va redresser la barre, le coacher, lui mettre la pression… et accessoirement lui faire perdre ses moyens et toute confiance en lui.
(mais mon papa me faisait pleurer
quand je ne comprenais rien en électricité, alors !)Elliot peut mieux faire ! - Chantal Cahour, Oskar Editions, Junior, janvier 2011, 151 p.

~ Imaqa : Une aventure au Groenland - Flemming Jensen
Martin, jeune instituteur danois, part enseigner dans un hameau de 150 habitants situé au Groenland. Outre le climat hostile, il est confronté à l'isolement et à des difficultés pour communiquer, puisque seulement deux personnes y parlent le danois.
Mais Martin n'est pas venu là par hasard : il a l'intention de travailler du mieux qu'il pourra pour se faire accepter par la population locale et donner à sa jeunesse un enseignement utile. Y parviendra-t-il ?
Dans ce roman, la rencontre entre les cultures danoise et groenlandaise fait naître des situations cocasses, mais aussi des drames (liés à l'alcoolisme notamment). Le ton humoristique n'empêche pas de faire réfléchir à l'absence d'universalité des princiaples valeurs de nos sociétés occidentales - valeurs inadaptées à certains environnements et à certaines circonstances.
Ce livre m'a souvent fait penser à certains romans d'Arto Paasilinna, notamment par son ton humoristique et par diverses de ses thématiques centrales : la place et les effets de l'alcool, les rapports entre hommes et femmes, mais aussi entre les humains et leur environnement naturel (de cet autre auteur - finlandais lui - je recommande les excellents romans "Le meunier hurlant" et "Le lièvre de Vatanen" mais j'ai été déçu par ses ouvrages moins anciens dont "Prisonniers du paradis" et "La douce empoisonneuse").
En résumé : Imaqa est un bon roman, agréable à lire malgré quelques petites longueurs.
Merci à Canel et à Miss Canel pour ce cadeau.
Imaqa : Une aventure au Groenland - Flemming Jensen, Actes Sud, Babel, avril 2012, 442 p.
~ Les filles sont bêtes, les garçons sont idiots - Vincent Ravalec
Ne vous fiez pas au titre, il est trompeur : pas de guerre des sexes ici. Une quête intellectuelle, plutôt. Curieux, le narrateur de douze ans aime comprendre ce qui lui arrive. Il se documente donc sur la gente féminine grâce aux "Cosmo" et "Marie-Claire" de sa mère, avant de se jeter au cou de l'un de ses spécimens. Sa grande question, mi-philosophique, mi-physique/chimie : pourquoi garçons et filles ont-ils envie de s'embrasser à partir de l'adolescence ? Il essaie d'y répondre de manière cartésienne, à grand renfort de sondages ; mais la pratique, en sciences, est utile à la théorie !
Jusqu'alors, je ne connaissais Vincent Ravalec que par ses écrits pour adultes. J'avais particulièrement apprécié Cantique de la racaille (1er opus) il y a une quinzaine d'années. Mêmes humour et inventivité ici, je me suis régalée au début puis ai trouvé relativement pénible et prétentieux ce garçon aux allures de "premier de la classe", et particulièrement neuneu l'histoire d'Ikéa et du Webzine. La fin est mignonne, elle rachète la lassitude éprouvée à mi-parcours.
Bon moment, sans plus.
Dès 12 ans.
12/20 -
< 1 h - emprunt mdtk
Les filles sont bêtes, les garçons sont idiots - Vincent Ravalec, Editions du Panama, août 2006, 76 p.













